
Alliances PS-LFI: "Ma vie, notre vie, ne tourne pas autour de LFI", déclare Olivier Faure, premier secrétaire du PS
12 mars 2026
Le président polonais oppose son veto au projet de loi sur le prêt de la défense de l’UE
12 mars 2026Alors que les distributeurs de carburants s’organisent, peut-on espérer une baisse durable des prix à la pompe ?
Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Face à la flambée des prix du pétrole, certains distributeurs promettent des gestes. Mais la facture à la pompe va-t-elle vraiment baisser.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans cette station en région parisienne, les prix ont effectivement commencé à baisser ce jeudi 12 mars : 19 centimes de moins sur le litre de gazole et 6 centimes pour le sans-plomb en deux jours. Une baisse visible pour les clients. « Six centimes, ce n’est pas énorme« , confie une automobiliste, « Après au litre, c’est toujours ça à prendre. » Une autre se résigne : « Il faudrait encore une baisse bien significative, mais on n’a pas trop le choix. »
E. Leclerc et Super U promettent une diminution progressive de 30 à 20 centimes par litre à partir du 12 mars. Les deux enseignes expliquent avoir négocié avec leurs fournisseurs et obtenu ensemble des prix plus bas. Total, lui, annonce le plafonnement de ses prix dans ses propres stations : jusqu’à fin mars, 1,99 € maximum pour le litre de sans-plomb et 2,09 € pour le gazole.
Les clients sont-ils satisfaits ? « Ah oui, mais il fallait le faire avant« , souffle l’un d’entre eux. Un second lance, désolé : « J’ai mis 20 €. J’aimerais bien mettre 40, mais à 2 euros le litre, comment vous voulez qu’on fasse ? » Toute la filière était convoquée dans la matinée du 12 mars au ministère des Finances. Aucune décision n’a été annoncée sur le contrôle des prix. Chacun assure jouer le jeu en limitant les marges.
Face aux journalistes, Francis Pousse, président de la branche stations-service Mobilians, déclare : « Aujourd’hui, c’est le marché qui va continuer. Évidemment, et c’est le rôle des ministres, on nous a engagés à modérer nos marges, qui sont déjà faibles. Donc c’est ce qu’on va continuer à faire. À voir dans les jours qui vont suivre, quelle tendance prendra le cours des produits pétroliers. »
Jeudi 12 mars, la tendance s’est déjà inversée. Le prix du baril est remonté pour s’installer autour des 100 dollars. « Si le prix du baril continue de monter au-delà des 100 dollars, à 110 ou 120 dollars, là, ce sera répercuté sur le prix à la pompe et donc la baisse n’aura été que temporaire« , prévient Nicolas Goldberg, expert énergie pour Columbus Consulting. Aucun espoir de voir baisser durablement les prix à la pompe tant que le détroit d’Ormuz reste bloqué.

9999999/2026/03/12/petrole20h1203-1-69b321c9e1fe5478948655.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/12/sncf-69b2cf3bbb553812820300.png?w=960&resize=960,750&ssl=1)