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Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
Dubaï se relèvera-t-elle de la guerre ? Ce qui est aujourd’hui une forêt de gratte-ciels, de voitures de luxe et le symbole d’une bonne santé économique, était il y a 50 ans encore un désert.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Aujourd’hui, Dubaï compte près de 4 millions d’habitants. En 1971, l’ORTF découvrait une petite ville au milieu du désert : « Dubaï, 60 000 habitants et une température à ne pas mettre un chameau dehors. 45 degrés à l’ombre. » Dubaï est encore un port de commerce. Dans l’Émirat d’alors, on vend de l’or et un peu d’or noir. Du pétrole présent à Dubaï en faible quantité, mais assez pour faire décoller l’Émirat. « Dubaï avait des ressources pétrolières, mais elles ont été épuisées dans les années 70. Et donc, de manière tout à fait précoce, cet Émirat s’est lancé dans ce qu’on appelle aujourd’hui la diversification de l’économie« , explique Alexandre Kazerouni, chercheur à l’Ecole normale supérieure.
Se diversifier, cela signifie miser sur le tourisme, l’économie des loisirs. 1980, le 20 Heures d’Antenne 2 découvre la patinoire de Dubaï : « Il faut convenir que la tenue nationale, si seyante en temps ordinaire, n’est pas faite pour le patinage artistique. Et pourtant, quelles merveilleuses opportunités que de pouvoir patiner quand il fait 50 degrés à l’ombre, huit mois par an. »
Pour séduire les visiteurs, Dubaï sort le grand jeu : une compagnie aérienne, Emirates, en 1985 et l’émir se met à construire. En 2004, c’est l’artificialisation en mer, avec ses îlots pour la jet set, puis la bétonisation sur terre. En 2006, toujours plus haut, toujours plus fou pour conquérir les investisseurs et les entreprises, notamment françaises. « La particularité de Dubaï, c’est d’avoir une vision et d’être unique, et donc d’avoir 20 ans d’avance sur tous les autres« , commente Didier Boussemart, ex-directeur d’Axa Moyen-Orient.
Pour saisir cette métamorphose, place aux images satellites. Entre 1984 et 2004, la ville grignote déjà la mer et le désert. En 2024, c’est le triomphe du béton. L’oasis dispose d’une fiscalité avantageuse : pas d’impôts sur le revenu, peu d’impôts sur les sociétés. Alors, la guerre signe-t-elle la fin du modèle Dubaï ? Pas forcément, selon les experts. « Ils en ont connu d’autres. Ils ont connu la crise financière il y a quelques années. Ce sont des pays où les cycles économiques sont aussi beaucoup plus rapides qu’en Europe. Si la situation ne s’enlise pas trop et que ça ne dure pas trop longtemps, ils devraient rebondir », analyse Cécile Chamaret, professeure à l’Ecole polytechnique.
Dubaï, capitale financière mondiale, affronte sans doute la plus grave crise de son histoire.
Source : www.franceinfo.fr

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