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La guerre au Moyen-Orient engendre une flambée des prix des carburants dans de nombreux pays de l’UE. Plusieurs d’entre eux ont pris des initiatives pour limiter cette inflation.
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Les prix à la pompe s’envolent. Jeudi 12 mars, ils frôlaient ou dépassaient les 2 euros le litre dans de nombreuses stations-service en France, mais également chez plusieurs voisins européens, en raison des conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
Pour soutenir les consommateurs et éviter une flambée incontrôlée des prix, plusieurs gouvernements ont annoncé des mesures d’urgence, allant du plafonnement des marges des distributeurs à la baisse des taxes prélevées par les Etats, mais toutes, selon certains experts, présentent des limites. Alors qu’en France, les mesures étatiques n’affectent pas directement les prix des carburants mais sanctionnent les stations-service pratiquant des prix abusifs, tour d’horizon des initiatives prises dans quelques pays de l’Union européenne.
Un plafonnement des prix en Grèce, Croatie et Hongrie
En Grèce, le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé mercredi l' »imposition d’un plafond sur les marges bénéficiaires » sur les carburants afin d’éviter toute spéculation liée à la guerre au Moyen-Orient. Concrètement, l’Etat limite le bénéfice maximal que peuvent réaliser certains acteurs, comme les stations-service ou les supermarchés, sur les prix de vente. L’objectif est d’empêcher une augmentation artificielle des marges lorsque les prix au niveau mondial s’envolent. Le vice-Premier ministre, Kostis Hatzidakis, a précisé que la mesure resterait en vigueur jusqu’au 30 juin.
La Croatie a pris une décision similaire. Le Premier ministre, Andrej Plenkovic, a annoncé lundi un plafonnement des prix de l’essence et du gazole. Le diesel sera limité à 1,55 euro le litre, évitant une hausse attendue jusqu’à 1,72 euro. L’essence sera maintenue à 1,50 euro, contre un prix potentiel de 1,55 euro. Cette décision vise à « protéger le niveau de vie des citoyens croates », a affirmé le chef du gouvernement lors d’une réunion gouvernementale extraordinaire.
La Hongrie applique également ce dispositif. La mesure est entrée en vigueur mardi à minuit, mais elle concerne uniquement les véhicules immatriculés dans le pays, a précisé le Premier ministre, Viktor Orban. Le pays avait déjà plafonné les prix du carburant de novembre 2021 à juin 2022 pour freiner l’inflation provoquée par la guerre en Ukraine. La mesure avait été rapidement abandonnée.
« Le plafonnement glisse le problème sous le tapis et présente ses limites. Les entreprises pétrolières travaillent à perte et peuvent refuser l’approvisionnement en pétrole. Cela entraîne une pénurie de carburant à la pompe. En Hongrie, c’était le cas : l’absence d’approvisionnement a entraîné des paniques dans les stations-service », développe Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco.
L’Allemagne limite le nombre de hausses de prix
L’Allemagne figure parmi les pays européens les plus touchés par la flambée des prix des carburants. Le litre d’essence y dépasse désormais les 2,50 euros et la Fédération des pompistes redoute que ne soit atteint un seuil de 3 euros. L’organisation accuse certaines compagnies pétrolières de tester jusqu’où il est possible d’augmenter les prix.
« Ce qui se passe est disproportionné. Certains pensent sans doute que l’Etat interviendra comme lors de la crise de 2022. Mais cela avait coûté plus de 3 milliards d’euros aux contribuables », a dénoncé Sepp Müller, vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU.
Pour limiter ces hausses, la ministre des Affaires étrangères, Katherina Reiche, a annoncé mercredi que les stations-service ne pourraient désormais augmenter leurs prix qu’une seule fois par jour, contre 22 fois en moyenne, selon le journal Die Zeit. « Ça ne change pas grand-chose. Prendre une marche ou plusieurs marches par jour, cela ne change pas le problème. C’est avant tout symbolique », commente Sylvain Bersinger.
L’Italie annonce une baisse des taxes
En Italie, le patronat comme l’opposition réclament une intervention rapide pour contenir la hausse des prix. Avec un baril de pétrole autour de 100 dollars, le litre d’essence approche dorénavant des 2 euros en moyenne, un seuil déjà atteint par le diesel. Le gouvernement de Giorgia Meloni s’apprête à annoncer une baisse des taxes sur l’essence et le diesel, rapportent Les Echos.
L’exécutif prévoit d’utiliser une partie de la TVA supplémentaire générée par la hausse des prix pour financer la mesure. Son effet devrait toutefois rester limité : pour chaque hausse de 10 centimes à la pompe, seulement 2,2 centimes pourront être compensés par ce mécanisme.
Selon Thierry Bros, économiste et spécialiste des énergies, cette mesure possède un caractère « populiste » et ralentit le développement vers une transition énergétique. « Quand on réduit les hausses, on donne le signal au consommateur que les gouvernements peuvent résoudre le problème. Ils veulent juste éviter des mouvements comme les ‘gilets jaunes’. L’Europe en est toujours au même point, elle n’a pas tiré de leçons de la guerre en Ukraine », explique-t-il.
Source : www.franceinfo.fr

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