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Les pétroliers présents autour de ce passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures sont particulièrement ciblés par les frappes iraniennes, en riposte aux bombardements israélo-américains.
Le détroit d’Ormuz n’est pas encore sorti de sa paralysie, alors que le nouveau guide suprême iranien a affirmé, jeudi 12 mars, vouloir maintenir fermé ce passage stratégique. Les cargos, pétroliers ou remorqueurs bloqués sur place ne sont pas à l’abri des menaces iraniennes. Depuis le 1er mars, 16 navires marchands ont été visés par des frappes iraniennes à proximité du détroit d’Ormuz. En riposte aux bombardements israélo-américains, l’Iran mène une offensive à l’encontre de sites de production et de transport de pétrole ou de gaz, dont des navires commerciaux qui acheminent des hydrocarbures.
Le 3 mars, le général iranien Ebrahim Jabbari, membre des Gardiens de la Révolution, a menacé de « brûler tout navire » tentant de franchir le détroit. Au cours des derniers jours, plusieurs pétroliers ont été ciblés, comme le Hercules Star, le Libra Trader ou encore le MKD Vyom. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), au moins sept marins sont morts et trois sont actuellement portés disparus.
« En frappant les pétroliers, les Iraniens cherchent à faire céder les Américains et à les faire renoncer à la guerre », explique Benoît Grémare, chercheur associé à l’Institut d’études de stratégie et de défense (IESD), interrogé par France 2.
Ainsi, certains navires touchés « pourraient être liés à des intérêts commerciaux occidentaux, notamment américains et britanniques », a révélé le mercredi le Centre conjoint d’information maritime (JMIC), géré par une coalition navale occidentale. « Mais plusieurs attaques ont également visé des bâtiments sans aucune affiliation confirmée avec des propriétaires américains ou israéliens », ajoute la coalition dans son communiqué.
Les attaques iraniennes ne s’arrêtent pas aux seuls pétroliers. Le porte-conteneurs Safeen Prestige, qui navigue sous le drapeau de Malte, a aussi été ciblé le 4 mars. Comme le montre une image vérifiée par un journaliste du New York Times, la coque arrière du navire présente un trou béant. Selon l’OMI, la frappe n’a fait aucune victime. Les membres de l’équipage du Mussafah 2, un remorqueur venu assister le Safeen Prestige, n’ont pas eu cette chance. Quatre marins du navire émirati ont perdu la vie et trois autres ont été grièvement blessés lors d’une frappe iranienne le 6 mars.
Mercredi, l’Iran a attaqué trois navires, dont le Mayuree Naree, qui bat pavillon thaïlandais. La Marine thaïlandaise a confirmé cette frappe et publié plusieurs photos du navire endommagé. On y voit une épaisse fumée noire qui s’élève de l’arrière du bateau, autour duquel flottent des radeaux de sauvetage. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé que le navire avait « ignoré » leurs « avertissements ». Selon les autorités thaïlandaises, trois hommes seraient toujours « piégés » à l’intérieur du bateau.
Le blocage du détroit d’Ormuz causé par les frappes iraniennes pourrait encore s’accentuer. La menace de minage de cette zone par Téhéran compliquerait durablement le commerce de pétrole et de gaz. En 1991, l’Irak avait appliqué la même stratégie lors de la guerre du Golfe. Il avait ensuite « fallu plus de deux ans d’opérations intensives de lutte contre les mines » afin de lever toute menace, rappelait dans une note l’expert naval Scott Truver.
Source : www.franceinfo.fr

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