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13 mars 2026Municipales 2026 à Nîmes : Julien Plantier, le marathonien lancé dans la course à obstacles
À 40 ans, Julien Plantier est pour la première fois à la tête d’une liste aux élections municipales à Nîmes. Pour ce Nîmois engagé dans la politique depuis plus de vingt ans, un nouveau chapitre s’écrit actuellement, non sans avoir dû franchir quelques obstacles.
Amateur de marathon (il a participé à ceux de Paris et de Milan dans l’attente, un jour, d’aller à celui de New-York), Julien Plantier, tête de liste de L’Avenir nîmois, se lance pour la première fois, en son nom, dans la course à obstacles, celle des municipales.
Une étape dans l’engagement politique de cet élu de 40 ans né un 13 janvier, marié et père de deux enfants de 5 ans et 6 ans et demi. Comme une longue préparation d’une course de fond pour ce sportif au physique longiligne, visage émacié, militant très jeune après un premier déclic : « J’avais été frappé par les manifestations contre Jean-Marie Le Pen lorsqu’il est arrivé au second tour de la Présidentielle en 2002. »
Les conseils de ses parents, un père géomètre entrepreneur dans l’informatique et une mère issue d’une famille de boulangers à La Gazelle, ont repoussé l’échéance. C’est au contact d’un copain qu’il s’engage vraiment en 2005 à l’UMP avant de faire campagne pour Nicolas Sarkozy.
Rendez-vous au Chat noir avec le maire
Peu de temps après, il rencontre Jean-Paul Fournier dans un restaurant, « Le chat noir », se souvient le quadragénaire, un nom qui lui a finalement porté chance. Le maire décèle en lui un jeune impliqué au sein du parti. Julien Plantier, qui n’est plus encarté en 2026 à l’UMP, pas en phase avec le parti, prend des responsabilités au fil des années et devient élu de la majorité dès 2008, délégué à la jeunesse, aux sports, à l’urbanisme et Premier adjoint, « là où je me suis le plus investi ».
Mais il y a un an, c’est la rupture avec le maire qui lui enlève ses délégations, sanction après la création d’un groupe au sein du conseil municipal et la volonté d’être candidat aux municipales. Certains ont pris ça pour de l’ingratitude. « Je me suis refait plusieurs fois le film. Il y a eu des regards, des gestes que je n’oublie pas de la part d’élus. Mais ça vient au second plan car ce qui m’intéresse, c’est l’avenir de cette ville », confie-t-il.
Il enfonce le clou : « J’ai persévéré. C’est lourd de sacrifices. Je vois ça comme un engagement personnel très fort. Je n’ai pas grillé les étapes et je ne suis pas là par hasard. » Un moyen de se détacher de cette image d’héritier qu’il n’aime pas. Après avoir fait l’union politique avec Valérie Rouverand en fin d’année dernière, le voilà dans la dernière ligne droite de la campagne. Il n’a pas trop le temps d’aller courir, « j’essaye de sortir une à deux fois par semaine », même s’il a participé le 15 février aux 24 km du Nîmes Urban Trail.
Il se dit plus à l’aise et en confiance
L’occasion de traverser les lieux de sa vie nîmoise : le collège Jean-Rostand, le lycée Daudet où il a suivi ses études, le palais de justice où il a prêté serment, le site universitaire Vauban où il exerce et les jardins de la Fontaine. « J’ai appris à faire du vélo aux Jardins et quand je vois mes enfants s’amuser au même endroit, ça me touche. Quand j’ai traversé ces sites au Nut, je me suis dit que la vie passe vite… »
Encore plus ces dernières semaines… Il n’a pas pu assurer ses cours magistraux le lundi à l’université, lui qui est docteur en droit public et avocat. Le prix à payer pour vivre sa seconde candidature en son nom propre : « La dernière fois, c’était en 2021 avec Sophie Roulle, un moment fort car on avait gagné aux élections départementales. » Parfois décrit comme froid, distant, lui, le protestant, se dit « réservé, de plus en plus libre. Je m’ouvre davantage et je suis désormais plus à l’aise, plus en confiance, c’est plus naturel ». Les effets bénéfiques d’une campagne municipale pour ce marathon qui veut rester dans la course.
Source : www.midilibre.fr

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