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L’attaque qui a tué un soldat français en Irak, cette nuit, marque un tournant dans la guerre qui sévit au Moyen-Orient, alors que la France déployée dans la région avait pris la décision de ne pas prendre part au conflit.
La mort d’un militaire français lors d’une attaque dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, marque un tournant dans la guerre au Moyen-Orient. La France avait assuré jusqu’ici adopter une position strictement défensive en soutenant ses alliés bombardés.
« L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a écrit le président Emmanuel Macron dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars.
La frappe de drones irakienne visait une base militaire de la coalition internationale dans le nord de la région. Quelques heures, plus tôt, les autorités françaises avaient indiqué que six soldats français avaient été blessés dans l’attaque.
« Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable, a-t-il ajouté. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », a ajouté Emmanuel Macron sur X.
Il s’agit du premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran le 28 février et qui s’est depuis propagée dans plusieurs pays de la région.
Opération Chammal
Les forces armées françaises, notamment celles du 7e bataillon de chasseurs alpins, sont présentes en Irak depuis plusieurs années. En 2014, à la demande du gouvernement irakien, une coalition de 80 pays se forme pour lutter contre l’expansion de Daech, qui sévit dans la région. La France lance l’opération Chammal et se déploie en Irak et en Syrie.
Entre 2015 et 2017, l’armée française multiplie les frappes sur ces cibles et appuie les troupes au sol avec des forces spéciales.
Lors des voeux aux Armées, le 14 janvier 2016, le président de la République François Hollande évoquait 3.800 militaires sur le terrain. « C’est un effort qui va durer, qui est considérable, mais nécessaire », avait-il affirmé devant les armées.
Aujourd’hui, les moyens humains attribués à l’opération Chammal ont nettement diminué, mais l’armée française reste présente dans cette région du Moyen-Orient. En Irak, deux implantations militaires françaises se trouvent encore à Baggad et à Erbil, lieu de la récente frappe meurtrière.
Entre la Syrie et l’Irak, plus de 600 soldats français sont mobilisés. Leurs moyens matériels comprennent dix avions Rafale, une frégate et des aéronefs, qui viennent compléter ponctuellement l’action des chasseurs en fonction de l’intensité des opérations.
Missions de soutien depuis 2022
Depuis 2022, les forces de la coalition internationale en Irak ne conduisent plus d’opérations militaires au sol. L’armée française effectue des missions de soutien militaire et de conseils au commandement irakien.
Les intérêts américains ou occidentaux sont très souvent touchés, ou en tout cas visés, par les milices pro-iraniennes en Irak, mais aussi par l’Iran.
Dans un message diffusé ce vendredi, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a affirmé prendre désormais pour cible « tous les intérêts français en Irak et dans la région » après le déploiement du porte-avions français Charles de Gaulle dans le Golfe.
L’arrivée du navire dans la région a été perçue par Téhéran comme un soutien de la France à l’attaque israélo-américaine. Emmanuel Macron avait en retour assuré que l’envoi du navire avait pour but de protéger les intérêts français et de ses alliés frappés par l’Iran.
Source : www.bfmtv.com

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