
Appétit américain, fonte des glaces… cinq choses à savoir sur le Groenland
13 mars 2026
une personne tuée et une grièvement blessée après une fuite d’azote dans une salle de sport
13 mars 2026D’après le quotidien Le Soleil, le texte est passé « comme une lettre à la poste ». 135 députés ont voté pour, tandis que trois seulement se sont abstenus. La loi modifie l’article 319 du Code pénal. Les actes qualifiés de « contre nature » par le gouvernement sénégalais seront désormais punis de cinq à dix ans de prison. Le texte prévoit également des sanctions pour la « promotion » de l’homosexualité. Selon le gouvernement, l’ancien article n’était pas suffisamment explicite face à ce que Le Quotidien décrit comme une « recrudescence de formes de déviance sexuelle ».
Cette réforme intervient dans un contexte particulièrement électrique. Le journal L’Observateur évoque une vague d’arrestations de personnes soupçonnées d’homosexualité, accusées pour certaines de propager volontairement le VIH. Des ONG de défense des droits humains dénoncent ces arrestations et alertent sur les risques d’atteintes aux libertés fondamentales. Dans les jours précédant le vote, Le Soleil avait également publié une tribune plaidant pour « une approche scientifique dans l’éradication de l’homosexualité au Sénégal ». Certains experts y évoquent un enjeu de santé publique, mais aussi une « bataille souverainiste », accusant un agenda LGBTQ international de vouloir « saper la moralité africaine, et celle sénégalaise en premier ».
Des débats parlementaires sous haute tension
Les discussions autour du texte ont été particulièrement tendues. Selon Seneweb, l’Assemblée nationale s’est réunie dans une atmosphère électrique. Les trois députés qui ont choisi de s’abstenir ont dénoncé des « tromperies« . Ils affirment notamment que les parlementaires pensaient voter une simple criminalisation, alors que la loi prévoit également de sanctionner les « dénonciations abusives ». Pour certains opposants, cette disposition pourrait dissuader les citoyens de signaler des faits, et contribuer à diviser la société sénégalaise. Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a défendu le texte devant les députés, estimant que « c’est un délit, mais la peine est criminelle », qualifiant la réforme de « révolutionnaire ».
Du côté des autorités religieuses, le soutien est clair. Devant les caméras de Reuters, Babacar Sylla, président du collectif religieux And Samm Jikko Yi, a appelé à une promulgation rapide de la loi. « Plus on tardera à appliquer la loi, plus la situation se compliquera, et plus ces individus que je qualifie de dangers publics, continueront d’échapper à la justice. On ne peut pas être homosexuel, ce qui est déjà très grave, et en plus être malade, et transmettre volontairement la maladie. Je ne peux avoir aucune compassion pour ces personnes. C’est pourquoi la promulgation doit être rapide. »
À l’international, les Nations unies ont appelé le Sénégal à revenir sur ce texte et à mieux protéger les personnes LGBTQ.
En Chine, une politique d’assimilation assumée
Une autre loi controversée a été adoptée, cette fois en Chine. Présenté comme un texte visant à promouvoir « l’unité ethnique », il inquiète de nombreuses organisations de défense des droits humains. Selon le média libéral Guancha, la loi adoptée par le Parti communiste chinois vise à renforcer l’intégration des 56 groupes ethniques officiellement reconnus dans le pays. Le texte prévoit d’imposer davantage le mandarin dans les écoles. Les élèves issus de minorités ethniques ne pourront plus suivre leurs programmes scolaires dans leurs langues maternelles, comme le tibétain, l’ouïghour ou le mongol, précise The Guardian.
Le site NPC Observer, spécialisé dans l’analyse des politiques chinoises, estime que cette loi s’inscrit dans l’approche « assimilationniste » du président Xi Jinping. L’objectif affiché est de renforcer le sentiment d’appartenance à une nation chinoise unique, mais aussi, selon les observateurs, de limiter l’expression d’identités culturelles perçues comme concurrentes par le Parti. Dans les colonnes du New York Times, un professeur spécialiste des politiques ethniques chinoises résume la situation : « dans la Chine de Xi, il reste très peu de place pour la diversité culturelle, linguistique ou identitaire.«
Pour voir ce contenu, acceptez les cookies.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.
Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.
La loi prévoit également de renforcer la présence du mandarin dans l’espace public, notamment sur les panneaux de signalisation. Une politique qui rappelle celle menée en Mongolie-Intérieure en 2020, lorsque la réduction de l’enseignement en langue mongole avait déclenché des manifestations rapidement réprimées.
James Blake célèbre son indépendance avec son nouvel album
Deux ans après avoir quitté le label Republic Records, son nouvel album Trying Times marque sa première sortie en tant qu’artiste indépendant. Le quotidien britannique The Independent souligne que cette liberté nouvelle est immédiatement perceptible dans le disque, qui dévoile une dimension beaucoup plus confessionnelle de l’artiste de 37 ans. Producteur recherché, James Blake a longtemps travaillé avec certaines des plus grandes stars de la musique contemporaine, notamment Beyoncé, Frank Ocean ou Rosalía.
Selon Pitchfork, les treize titres de l’album révèlent toutes les facettes de sa personnalité : sombre, rêveuse, étrange, et parfois profondément romantique. Le magazine Clash Music salue notamment le morceau central du disque, I Had a Dream She Took My Hand
Pour voir ce contenu, acceptez les cookies.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.
Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d’intérêt.
La chanson raconte l’effondrement d’un amour transcendant, en s’appuyant sur une métaphore inattendue : le Titanic. Une image qui donne à la scène une atmosphère étrange — comme si l’on tendait la main à quelqu’un avec défi alors même que le navire sombre. Pour Clash Music, Trying Times est un album fragile, intime et nécessaire, particulièrement dans un monde marqué par « le flot incessant et chaotique de guerres, de fractures politiques et de cris d’inconnus perdus dans le vide ».
Source : www.radiofrance.fr

9999999
