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13 mars 2026Rencontre Zelensky-Macron pour la première fois depuis la guerre au Moyen-Orient, ce qu’ils vont se dire
LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, ici le 6 janvier 2026, se rencontrent pour la première fois depuis la guerre au Moyen-Orient.
La France est un « partenaire fiable », assure l’Élysée. Au moment où les États-Unis assouplissent les sanctions sur le pétrole russe, Emmanuel Macron reçoit Volodymyr Zelensky, ce vendredi 13 mars, à Paris, pour « démontrer » que la guerre au Moyen-Orient « ne détournera » pas l’attention de l’Ukraine.
Cette douzième visite du président ukrainien en France depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 vise à « éviter absolument » un « effet d’éclipse » lié au conflit déclenché par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, qui écrase l’actualité et monopolise l’attention des dirigeants mondiaux, a expliqué l’Élysée à des journalistes.
« Le message clé », c’est « de démontrer qu’aucune crise, aucun développement ne détournera notre attention de l’Ukraine », pour laquelle le soutien de la France « ne faiblira pas », a ajouté un conseiller du président français. Ceux qui, notamment « au Kremlin », « pensent que la guerre en Iran ouvre une fenêtre d’opportunité pour eux », « se trompent et c’est la démonstration qu’on doit collectivement apporter », a-t-il insisté.
• Échange d’expertises sur les drones
Dans ce contexte, Volodymyr Zelensky est arrivé à Paris jeudi matin et est attendu à la mi-journée au palais présidentiel de l’Élysée pour un tête-à-tête suivi d’une conférence de presse avec son homologue puis un déjeuner de travail. Il doit aussi participer dans l’après-midi à un échange avec des étudiants à Sciences-Po.
Les deux dirigeants devraient mettre en avant « l’expertise à nulle autre pareille » développée par Kiev face aux drones iraniens utilisés par l’armée russe, « qui prend un nouveau relief » à l’aune des représailles de Téhéran contre de nombreuses cibles au Moyen-Orient, a fait valoir la présidence française.
Jeudi à Bucarest, le président ukrainien a signé avec son homologue roumain Nicusor Dan une déclaration d’intention pour la « production conjointe de drones en Roumanie ». Paris et Kiev avaient déjà lancé une alliance franco-ukrainienne sur les drones fin 2025.
Des spécialistes militaires ukrainiens se sont rendus dans plusieurs pays du Golfe dernièrement pour partager leur expérience en matière d’interception des drones de conception iranienne, et Volodymyr Zelensky a proposé « de développer tout cela en collaboration avec les pays européens ». C’est « un mouvement qu’on salue et qu’on encourage », a assuré l’Élysée.
• Blocage du prêt à l’Ukraine
Sur l’aide à l’Ukraine, le principal sujet de discussion devrait être le prêt de 90 milliards d’euros promis par les dirigeants de l’Union européenne à Kiev en décembre. Les premiers décaissements sont aujourd’hui bloqués par la Hongrie qui réclame que l’Ukraine rouvre rapidement l’acheminement vers le sol hongrois de pétrole russe par l’oléoduc Droujba, endommagé selon les autorités ukrainiennes par une frappe de Moscou.
Volodymyr Zelensky a demandé dans un entretien à Politico que l’Europe mette au point « un plan B » en cas de blocage persistant du Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche de la Russie. La question sera de nouveau sur la table des Vingt-Sept lors d’un sommet de l’UE la semaine prochaine à Bruxelles.
« On préfère toujours les plans A aux plans B ou C », a nuancé jeudi le conseiller d’Emmanuel Macron. L’accord de décembre « était gravé dans le marbre », et il faut le « mettre en œuvre » afin de permettre « les premiers décaissements dans les prochaines semaines », a-t-il martelé.
• Moyens pour « augmenter la pression sur la Russie »
Le président français devait aussi présenter à son homologue ukrainien les résultats de la visioconférence du G7, au cours de laquelle, un « consensus » s’était dégagé pour ne pas lever les sanctions sur le pétrole russe malgré le choc lié à la guerre au Moyen-Orient. Seulement, Donald Trump a finalement décidé jeudi l’autorisation temporaire de la vente de pétrole russe stocké sur des navires. Un assouplissement salué vendredi par l’émissaire du Kremlin
Pour « maintenir la pression » sur Moscou, Emmanuel Macron va par ailleurs souligner le « rôle leader » de la France dans la traque aux navires de sa « flotte fantôme » utilisés pour contourner les sanctions occidentales.
La présidence russe a, pour sa part, estimé jeudi que cette visite parisienne illustrait la volonté ukrainienne « d’entraver » un règlement pacifique du conflit, alors que les États-Unis ont proposé de nouvelles négociations entre Kiev et Moscou sous médiation américaine pour la semaine prochaine. « La seule entrave à la paix, aujourd’hui c’est la Russie », a répondu la présidence française.
Source : www.huffingtonpost.fr

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