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13 mars 2026Filtres Snapchat, profils Tinder… quand l’Etat mise sur les applications préférées des jeunes pour les inciter à voter
A l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, les appels au vote viennent aussi de votre téléphone. Cette année, le Service d’information du gouvernement a fait appel aux applications de rencontre, réseaux sociaux et autres plateformes de mobilité.
La veille du premier tour des élections municipales 2027, certains électeurs recevront un rappel inattendu. Non pas une lettre officielle ni une affiche placardée sur un panneau municipal, mais une Lens Snapchat, ces fameux filtres qui ont fait le succès du réseau social.
Cette fois-ci, pas de filtres chien. Le dispositif en réalité augmentée rappelle aux internautes de se rendre aux urnes. Ludique et interactif, il oriente également les utilisateurs vers des informations officielles sur les modalités du vote.
Une manière pour Snap d’allier technologie et engagement citoyen, tout en s’adressant particulièrement aux jeunes, très présents sur la plateforme… mais souvent absents des bureaux de vote. Le filtre sera disponible dans le carrousel de Lenses de l’application à partir du 14 mars pour le premier tour, puis du 21 mars pour le second.
Lutter contre l’abstention
Et Snapchat est loin d’être une exception. A l’approche des municipales 2026, l’Etat tente par tous les moyens d’inciter les Français, et surtout les jeunes, à aller voter. Comme à chaque élection, le Service d’information du gouvernement (SIG) déploie une campagne classique, à la radio et sur internet, pour lutter contre l’abstention. Cette fois-ci, le service a donc misé sur plusieurs applications plébiscitées par les Français, dont Snapchat. Un moyen moins institutionnel d’atteindre ses cibles, donc.
Ainsi, les cinq millions d’utilisateurs français de l’application WeWard, qui permet à ses utilisateurs de gagner de l’argent en marchant, verront apparaître, le jour du scrutin, un panda brandissant un drapeau tricolore, selon Le Monde. « Pour un dimanche engagé, enfilez vos baskets et allez voter à pied », insiste l’animal. Ici encore, aucune récompense financière ni orientation politique. L’application martèle simplement les dates du scrutin.
De son côté, Tinder adopte un ton plus décalé à destination de la génération Z. Plusieurs « profils » publicitaires sont apparus. « Le printemps arrive, la boulangerie est ouverte… Les bureaux de vote aussi. Allons voter! », peut-on lire sur l’un d’entre eux. Pour ceux d’entre-nous moins habitués au langage de Tiktok, « pain » veut dire « avoir un crush ». Un autre appelle à « Éviter le goumin post-élections, n’oublie pas ta procuration », un clin d’œil pour désigner un chagrin d’amour.
Des messages similaires devraient prochainement apparaître sur Leboncoin, BlaBlaCar, Lime, Bolt ou Trace TV.
L’enjeu est de taille. Lors des dernières municipales, en 2020, l’abstention avait atteint un niveau record. Plus de 55% des électeurs inscrits s’étaient abstenus au premier tour. Un chiffre qui grimpe à 58,3% pour le second. Si la pandémie de Covid-19 avait joué un rôle déterminant à l’époque, la tendance à la désaffection électorale s’inscrit dans la durée. Depuis les années 1980, l’abstention progresse régulièrement aux municipales, passant de 20,3% au second tour en 1983 à près de 38% en 2014, avant l’explosion observée en 2020.
Efficace et économique
Pour 2026, les instituts de sondage tablent sur une participation autour de 60% au premier tour. Mais la mobilisation des jeunes reste incertaine. C’est précisément cette population que les campagnes numériques cherchent à atteindre. Sur WeWard, environ un quart des utilisateurs ont moins de 30 ans. Sur Tinder, plus de la moitié se situent entre 18 et 25 ans. De son côté, Snapchat fait le plein auprès des plus jeunes, en fédérant 91% des 15-24 ans.
Pour le gouvernement, l’opération présente un autre avantage… elle ne coûte rien. Les entreprises partenaires diffusent gratuitement ces messages, y voyant l’occasion d’associer leur image à une cause d’intérêt général.
Au-delà des notifications numériques, d’autres mesures facilitent le passage aux urnes. C’est par exemple le cas de la procuration en ligne, de l’inscription automatique sur les listes après un déménagement ou encore des QR codes sur les cartes électorales pour localiser son bureau de vote. Reste à savoir si ces rappels numériques suffiront à faire revenir les électeurs aux urnes.
Source : www.bfmtv.com

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