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Alors que le conflit dure depuis 14 jours désormais, il fait également grimper le prix des carburants. C’est aussi le cas du kérosène pour les avions. Air France, par exemple, répercute ces coûts sur le prix des billets.
**Air France-KLM n’est cependant pas la seule à augmenter ses tarifs. Un peu partout dans le monde, la plupart des compagnies appliquent également une augmentation. C’est le cas notamment de Hong Kong Airlines, d’Air New Zealand, de la compagnie australienne Qantas, de la scandinave SAS, ou encore d’Air India, qui applique aussi des surcharges sur certains billets.
Le carburant se situe à la deuxième position en termes de dépenses pour une compagnie aérienne, après les salaires. Il représente généralement près d’un tiers des coûts d’exploitation. Les hausses restent variables, mais on parle de quelques dizaines d’euros supplémentaires. Pour Air France, sur les longs courriers en classe économique, il faut compter environ 50 euros de plus sur un aller-retour.
**>>En Allemagne aussi, les autorités se mobilisent pour limiter la hausse des prix des carburants
**Des hausses bientôt plus importantes ?
Pour l’instant, Transavia ne touche pas à ses prix. Mais la compagnie low cost d’Air France assure rester très attentive à l’évolution de la situation. Tout dépendra de la durée du conflit et du blocage du détroit d’Ormuz.
**>>Ormuz, un détroit au cœur de tous les dangers depuis 40 ans
**Si la situation devait durer, les hausses pourraient être plus importantes. Le cours du baril de pétrole est d’ailleurs l’indicateur clé. L’Observatoire français des conjonctures économiques a, par exemple, calculé qu’une hausse de 10 dollars du baril sur un an entraîne une augmentation de 0,3 à 0,4 point d’inflation. D’après le calcul, en restant dans un scénario avec un baril autour de 100 dollars, alors qu’il se situait entre 60 et 70 dollars en début d’année, l’inflation pourrait gagner environ un point. Cela signifie que de nombreux produits verraient leurs prix augmenter.
Des réserves pour tenir quelques mois
Il ne devrait pas y avoir, du moins dans l’immédiat, de flambées de prix de 10 ou 15%, notamment dans l’alimentaire, comme on avait pu le voir au moment de la guerre en Ukraine. À l’époque, les tarifs de nombreux produits essentiels s’étaient envolés. Les chaînes de production étaient encore particulièrement perturbées par la pandémie de Covid-19 et les stocks étaient faibles, voire inexistants.
Aujourd’hui, la situation est différente. Des réserves existent et peuvent permettre de tenir quelques mois, y compris pour les engrais. Le sujet reste néanmoins sensible, car près d’un quart de la production mondiale transite par le détroit d’Ormuz et se retrouve donc bloqué, créant ainsi des tensions sur certaines matières premières, comme le blé ou le colza.
Si la situation ne dure que quelques semaines, agriculteurs, industriels et distributeurs devraient pouvoir absorber ces hausses et éviter de trop les répercuter sur les consommateurs. En revanche, des inquiétudes pourraient apparaître pour les stocks de 2027, qui se constituent en ce moment.
Source : www.radiofrance.fr

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