
Lettres d’exil, ces vocaux du passé
13 mars 2026
La sécurité en tête – midilibre.fr
13 mars 2026Municipales 2026. « Je veux être fédérateur, rassembleur », confie Bertrand Malquier, candidat à sa propre succession
Fidèle à son ancrage local, Bertrand Malquier, le maire en quête de sa succession le 22 mars prochain, défend sa vision apartisane.
Que représente pour vous ce premier passage devant le suffrage universel ? Est-ce une apothéose ? Une obsession ? Une recherche d’approbation ?
J’étais premier adjoint depuis 9 ans, maire depuis 2 ans et demi. C’est presque comme si c’était une période d’essai pour apprendre à se découvrir, moi en tant que maire, et pour que les habitants puissent juger ma capacité à m’intéresser à leurs dossiers et à m’occuper d’eux. J’attends une confirmation de cet engagement, que le message est bien passé, qu’ils ont compris qui j’étais et ma capacité à pouvoir les servir.
Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je ne suis pas animé par la haine, la rancœur. Je n’oppose pas les gens. Je tends la main aux plus fragiles, je les accompagne, j’encourage, j’applaudis ceux qui entreprennent, qui créent de l’emploi. On a besoin d’ambition, de solidarité. Je veux être fédérateur, rassembleur. Je sens, chez certains candidats, qu’il y a de la haine contre moi. Je la ressens. Je n’en ai aucune envers eux. Ils ont des idées très différentes des miennes, mais la haine n’est pas mon moteur.
On vous dit fidèle en amitié. Amitié et politique, est-ce conciliable ?
J’ai les mêmes amis depuis ma naissance. Je suis un fidèle.
Même en composant votre liste ?
Le mois de décembre a été le plus difficile pour moi émotionnellement. J’ai dû faire des arbitrages en mettant de côté l’amitié pour privilégier la compétence, l’intérêt général, le renouvellement. J’ai pensé d’abord à Narbonne avant de penser à mes amis. Beaucoup de ceux qui ont quitté la liste sont encore mes amis. On peut donc faire de la politique et être fidèle en amitié. On est la seule liste à ne pas avoir de ramifications familiales. Aucun des anciens colistiers ne se retrouve sur une autre liste, c’est, je crois, la première fois dans l’histoire de Narbonne. Cette liste me ressemble beaucoup. Je l’adore, elle est travailleuse.
Un de vos opposants dit que vous êtes « maire par intérim ». Ce « maire par intérim » sera-t-il différent du maire élu ?
Je ne comprends pas le sens de sa critique. Je suis à 100 %, je ne suis pas intérimaire de la fonction.
Souhaitez-vous vous débarrasser du spectre des Mouly sur la ville ?
Pas du tout. C’est mon ADN. J’ai grandi avec. Je suis allé lui porter le programme sur sa tombe, je vais lui parler, je le tiens au courant.
Que répondez-vous à vos opposants qui disent que vous êtes un maire du centre-ville ?
Ce sont des conneries… Certains disent que je suis le maire de Narbonne-Plage, d’Horte Neuve, du quartier Est… En fonction des sujets, on me délocalise. Je suis le maire de tous les Narbonnais.
De quel bord êtes-vous ?
Je suis sans bord. Je suis apartisan, je n’ai jamais été encarté, je n’ai pas d’ambition départementale, régionale… Je suis un localiste. On a des gens de tous les bords sur notre liste, mais on est là pour travailler ensemble et c’est après la confrontation de nos idées que va sortir le meilleur. Sur la sécurité, je suis plus à droite, car je suis quelqu’un qui aime la répression, l’ordre républicain.
Quel principal défi va devoir relever Narbonne ?
La sauvegarde et la mise en valeur de son patrimoine, la résilience et la préparation de la ville aux enjeux climatiques de demain, la désimperméabilisation des sols, la gestion du trait de côte… Tous ces enjeux sont pris en compte pour demain. Enfin, c’est l’économie, la création d’emplois, l’attractivité, pour que Narbonne prenne réellement sa place de carrefour du Sud. On va lancer un pont avec Barcelone, après celui de Toulouse, pour que nous puissions profiter de notre position et jouer les premiers rôles.
Source : www.lindependant.fr

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