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CORMON FRANCIS / HEMIS.FR / Hemis via AFP
L’artiste français Vincent Ganivet, qui a réalisé les emblématiques « Catene de containers » au Havre, dénonce la présence de son œuvre sur les tracts pour les municipales 2026.
Il voit rouge. L’artiste français Vincent Ganivet, qui a réalisé les emblématiques « Catene de containers » au Havre, dénonce la présence de son œuvre sur les tracts pour les municipales du maire sortant d’Édouard Philippe et du candidat RN/UDR, Franck Keller, rapporte ce vendredi 13 mars Le Parisien.
« Je conteste tout à fait cet usage dont je n’ai nullement été averti, ayant clairement cédé le droit d’exploitation visuel à la Ville et non à un candidat ou à quelque parti que ce soit », tance Vincent Ganivet, auprès de nos confrères.
Que son œuvre visible depuis le quai Southampton puisse apparaître sur des documents de campagne du parti d’extrême droite le gêne tout particulièrement : « Les “Catene” illustrent des valeurs totalement opposées à celles prônées par le RN ». Et l’artiste explicite : « J’ai conçu les “Catene de containers” comme une porte ouverte à l’étranger, une passerelle vers le reste du monde. Elles portent le cosmopolitisme jusque dans leur nom, qui mêle italien, français et anglais ». « Catene » signifie en effet « chaînes » en italien et « containers » est un mot anglais. Sur le tract du RN, Jordan Bardella, Franck Keller et Éric Ciotti sont en premier plan et l’arche colorée apparaît flou en arrière plan.
« Atteinte au droit d’auteur »
Dans une publication Instagram mise en ligne le 4 mars, Vincent Ganivet a également ironisé : « Pour ceux qui ne veulent pas le voir : il s’agit d’un MONUMENT AUX TRAVAILLEURS et AUX MIGRANTS. »
Très remonté, l’artiste a fini par demander à la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP) de défendre ses droits afin que des politiques n’utilisent plus l’image des « Catene ». « Si de son point de vue, l’utilisation de son œuvre porte atteinte à sa réputation, c’est illégal et une atteinte au droit d’auteur », estime la directrice de cette institution, Marie-Anne Ferry, au Parisien. D’après Vincent Ganivet, l’ADAGP va pouvoir facturer à Édouard Philippe « la reproduction selon le tarif en vigueur en majorant de 100 % de pénalités pour défaut d’autorisation ».
C’est plus compliqué en revanche pour l’affiche du RN, où l’œuvre n’est pas reproduite en intégralité et est floutée. L’artiste pourrait quand même, explique-t-il, faire une « action directe au titre du droit moral » pour faire retirer tous les visuels incriminés sur les réseaux sociaux. « J’ai une expérience de la justice, je connais les délais, l’énergie et les frais que ça demande. Je n’ai pas lancé de procédure. Le tract a déjà été diffusé… Ce serait trop tard », avait toutefois déclaré Vincent Ganivet à Actu76.
Dans les colonnes de Paris-Normandie, le candidat Franck Keller s’est offusqué : « C’est une réaction tout à fait excessive et mesquine. J’espère seulement que mes électeurs auront encore le droit de regarder la Catene. » L’équipe de campagne d’Edouard Philippe n’a, elle, pas commenté, se disant juridiquement dans les clous.
Source : www.huffingtonpost.fr

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