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L’écrivain franco-algérien a quitté sa maison d’édition historique, Gallimard, qui a exprimé sa « déception ». Le groupe Lagardère assure ne pas avoir cherché à le « débaucher ».
Son départ de chez Gallimard a sonné comme un coup de tonnerre. L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, libéré en novembre 2025 après un an de détention en Algérie, va rejoindre Grasset, maison d’édition du géant Hachette Livre, a annoncé vendredi le PDG du groupe Arnaud Lagardère.
« C’est son choix. II voulait changer de vie professionnelle », a déclaré Arnaud Lagardère, dont le groupe est une filiale contrôlée par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Boualem Sansal était auparavant édité chez Gallimard, qui avait confirmé jeudi le départ de l’écrivain élu à l’Académie française en janvier.
« Jamais à aucun moment nous avons essayé de débaucher Boualem Sansal de sa maison historique »
Arnaud Lagardère
« Ce n’est pas un choix idéologique qu’on a fait, c’est un choix littéraire », a affirmé Arnaud Lagardère, qui s’exprimait lors de la célébration à Paris du 200e anniversaire de Hachette Livre, numéro un français de l’édition. « On est face à un homme qui a vécu probablement les pires choses qu’on puisse imaginer et qui donc vraiment a décidé de tirer un trait si je puis dire sur son passé », a déclaré le dirigeant.
Un an de détention en Algérie
Son éditeur historique Gallimard avait réagi jeudi avec « tristesse et déception » à l’annonce du départ de ses rangs de Boualem Sansal, dont le premier livre depuis sa libération en Algérie sera donc publié chez Grasset. « Il avait une appétence pour Grasset. Jamais à aucun moment nous avons essayé de débaucher Boualem Sansal de sa maison historique », s’est défendu vendredi Arnaud Lagardère.
Pendant plusieurs mois, Gallimard et le monde de l’édition s’étaient mobilisés pour obtenir la libération de Boualem Sansal, qui est intervenue le 12 novembre 2025 après une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Boualem Sansal : «Il faut une France forte pour une langue forte»
Boualem Sansal, âgé de 81 ans et naturalisé français en 2024, avait été détenu pendant un an en Algérie pour certaines prises de position critiques sur son pays natal et y purgeait une condamnation à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité nationale ».
Source : www.lefigaro.fr

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