
le casier judiciaire des candidats à l’élection doit-il être vierge?
13 mars 2026
Quatre morts confirmés après le crash d’un avion militaire américain en Irak : NPR
13 mars 2026« Il y aura des pénuries sur les étals et il faudra se tourner vers l’étranger », alerte la filière pêche
Les représentants de la pêche française sont reçus ce vendredi 13 mars au ministère de l’Économie. La filière exige des mesures pour lutter contre la hausse du prix du gasoil maritime, provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Les pêcheurs sont reçus ce vendredi 13 mars, à 9h30, au ministère de l’Économie. La réunion est organisée avec Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie. L’objectif est d’échanger sur la hausse du prix du gasoil maritime, provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Il a bondi de 60 centimes le litre, augmentant même d’un euro dans certains ports.
À Lorient, le prix est passé à 83 centimes du litre. Selon Jérôme Nicol, directeur d’exploitation de l’armement de la pêche artisanale de Keroman, cela représente un surcoût de plus de 600€ par jour de pêche et par bateau. Dans le port, presqu’aucun bateau n’est à quai. Ils sont tous en mer, les réservoirs encore pleins, mais Jérôme Nicol ne sait pas combien de temps ça durera.
« Cette semaine, si le prix du gasoil est à un euro, malheureusement, ce port sera plein », se désole le responsable, qui exploite cinq chalutiers. L’air inquiet, il craint que ses bateaux soient bientôt cloués sur place, incapables d’assumer la hausse des prix.
« On n’a aucun levier ni sur le prix du gasoil ni sur les capacités de pêche puisqu’on est soumis à des quotas et des zones de pêche. On ne pourra pas supporter une nouvelle hausse de quelques centimes du prix du gasoil », alerte Jérôme Nicol.
Toute la chaîne de distribution impactée
Un arrêt des sorties en mer pourrait menacer toute la filière parce que cela signifierait « plus d’apports ». « Les criées ont du mal à exploiter, les transporteurs ne pourront pas remplir leurs camions et les mareyeurs n’ont pas la capacité à fournir et à travailler », analyse-t-il.
Pour rappel, les criées sont les marchés situés dans les ports réservés aux professionnels, pendant lesquels les pêcheurs vendent leurs poissons fraîchement pêchés aux grossistes, poissoniers ou restaurateurs. Les mareyeurs viennent aussi sur place pour s’approvisionner, acheter en gros et les revendre.
Mareyeur, Jean Besnar a peur de ne bientôt plus avoir de poissons bretons à vendre. « À partir du moment où nous n’avons pas de poisson à proposer aux distributeurs, il va forcément y avoir des pénuries sur certains étals. Il faudra forcément se tourner vers l’étranger », déplore-t-il sur RMC.
Le comité national des pêches réclame des « mesures d’urgence » pour faire baisser le prix du carburant et des aides financières à destination de la filière.
Source : rmc.bfmtv.com

9999999
