
Municipales 2026 à Pont-Saint-Esprit : la liste « Réussir le Pont de demain » a présenté ses projets pour la sécurité et l’urbanisme
13 mars 2026
L’Indonésie affirme que divers scénarios montrent un déficit de 3% difficile à maintenir
13 mars 2026« L’écoute, c’est 50% du travail » : à Bourges, les candidats aux municipales sillonnent le marché pour une dernière distribution de tracts
À Bourges, comme ailleurs, les candidats aux municipales tentent coûte que coûte de faire pencher la balance de leur côté. Même à l’heure des réseaux sociaux, le traditionnel marché reste un point de passage obligatoire pour convaincre les électeurs. Sécurité, transports gratuits, attractivité du centre-ville, sont autant de sujets au cœur de la campagne.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 4min
Nichée dans le Cher, dans le centre de la France, Bourges, 65 000 habitants, ressemble à beaucoup de villes du pays. Le maire de centre-gauche, Yann Galut, veut garder sa place, la droite aimerait la prendre, quand LFI et le RN cherchent à exister. Les derniers meetings et tournées en porte-à-porte ont eu lieu jeudi 12 mars au soir, où s’est aussi déroulé le dernier chassé-croisé de candidats sur les marchés. Dans ce quartier populaire, le premier candidat à arpenter les allées du marché de la Chancellerie est le maire sortant divers gauche, Yann Galut. « Être maire aujourd’hui, il faut une hyper-proximité, assure-t-il, le marché, c’est mon bureau à ciel ouvert ». Dans le contexte de guerre au Moyen-Orient et de prix du carburant qui explose, il se félicite de sa mise en œuvre de la gratuité des bus. Avec l’essence qui explose, cette gratuité permet aussi, de temps en temps, de laisser la voiture au garage. »
Pour le candidat divers droite Philippe Mercier, le problème à traiter est d’abord l’insécurité. Quand une femme vient lui parler des abords alarmants de la gare, il répond : « C’est le constat. Les chiffres ne sont pas bons à Bourges. » Pour ce candidat, « l’écoute, c’est 50% du travail », et il estime qu’il n’y a pas eu d’écoute. En campagne depuis le 17 octobre, il explique qu’il a beaucoup visité « les quartiers », qui selon lui ont été oubliés lors du mandat de Yann Galut. « Moi, je veux vraiment reprendre la main sur les quartiers », assure-t-il.
La candidate, portée par LFI, arrive à son tour. Consciente qu’elle divise les voix à gauche, Marion Récher, 28 ans, explique ce qui la distingue de son adversaire divers gauche : « Yann Galut, par exemple, veut plus de caméras et plus de policiers municipaux. Nous, on est vraiment pour des médiateurs et des médiatrices de rue, pour renouer un dialogue avec les habitants », dit -elle. Colette Cordat fait, pour sa part, campagne pour Lutte ouvrière.
Au cœur du quartier historique, le centre-ville médiéval compte de nombreux commerces qui s’inquiètent pour leur survie. Çà et là, des devantures fermées et des vitrines barrées par les mots « à louer », « à vendre », « pas de repreneur ». Ugo Iannuzzi, le candidat RN, bat le pavé et assure que « Bourges est une ville qui perd en attractivité, qui perd en commerces, qui perd en habitants. Nous proposons de sortir de ce cercle vicieux. »
Cette préoccupation est d’ailleurs l’un des thèmes de campagne pour les élections municipales, dont le premier tour se déroulera dimanche 15 mars. Valérie Cosenza, commerçante et présidente de l’Office de commerce et de l’artisanat de Bourges, est bien placée pour témoigner : elle a baissé le rideau mi-février. Cette commerçante raconte comment, pendant les dernières années, son espace servait davantage de cabine d’essayage que de boutique de vente : « Les gens achètent sur Internet et vous le disent ! »
« Je suis commerçante depuis 2017 et il y a des mois où on ne se paye pas. »
Valérie Cosenza, commerçante et présidente de l’Office de Commerce et de l’Artisanat de Bourgesà franceinfo
Un maire peut essayer de mettre en place des actions pour redynamiser son centre-ville. Rénover, retirer des places de parking, ou au contraire en ajouter : un éternel débat. Selon Valérie Cosenza, cette crise du commerce de centre-ville ne se résoudra pas par la mobilité ou des places de parking, argument souvent mis en avant pour expliquer la désertion des clients. « C’est un problème compliqué, quand il y a des braderies, les gens n’ont pas de problème pour stationner », observe-t-elle. « On peut marcher, on est dans un centre-ville qui est piéton, qui est plutôt agréable, donc on peut trouver plein d’excuses à nos consommateurs. Il pleut, il fait trop chaud, on a ci, on a ça, mais je pense qu’il faut un peu se prendre par la main et que tout le monde se sensibilise à ça, conclut la commerçante.
Source : www.franceinfo.fr

9999999/2026/03/13/marionrecher-69b3e698a2007934699622.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2017/02/15/phpsaMOdu_1.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)