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13 mars 2026Militaire français tué en Irak : quelle est l’ampleur de la présence française dans la région ?
Un sous-officier français a péri lors d’une attaque de drones dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, annonce l’État-major des armées françaises. Cette attaque a également fait au moins cinq autres blessés parmi les soldats français sur place. Tous ont été pris en charge par les secours. Le sous-officier tué était issu du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces. Le groupe de militaires était présent en Irak pour former les forces armées irakiennes et kurdes dans la lutte antiterroriste.
Une présence militaire française en Irak
Ils sont plusieurs centaines de militaires engagés dans la coalition contre Daech dans la région. Cette coalition a été mise sur pied par les États-Unis, il y a plusieurs années. Leur nombre précis en Irak n’est pas public, et la France y est présente depuis plus d’une dizaine d’années.
Dans le cadre de l’opération Chammal, ces militaires sont venus en appui des forces irakiennes, ils ont effectué plusieurs raids contre le groupe djihadiste, mais aujourd’hui, le rôle de la France est un rôle d’entraînement, de formation des forces armées irakiennes et kurdes, les peshmergas, dans la lutte antiterroriste. C’était notamment le cas du bataillon visé, jeudi 12 mars 2026, dans le Kurdistan irakien situé au nord de l’Irak. La France ne participe donc pas activement à cette guerre en Iran, « elle est dans une position défensive », rappelle Emmanuel Macron, alors que l’Iran et ses supplétifs sont engagés, eux, dans des frappes tous azimuts dans la région.
Le groupe Ashab al-Kahf
« La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », écrit le président de la République alors qu’Ashab al-Kahf, un groupe armé pro-iranien, a annoncé vendredi 13 mars 2026, cibler « les intérêts français en Irak et dans la région » et prévient : « Ils seront sous le feu de nos attaques après le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle. » Le groupe n’a pour autant pas revendiqué directement les frappes ayant tué le soldat français.
Ashab al-Kahf est une milice chiite pro-iranienne. Elle est active depuis 2019 et elle appartient à cette myriade de groupes pro-iraniens de l’axe dit de la Résistance, qui comprend aussi les Houthis au Yémen ou le Hezbollah au Liban. En 2022, Ashab al-Kahf avait notamment revendiqué le meurtre d’un Américain à Bagdad en représailles à l’assassinat de Qassem Soleimani, un commandant des gardiens de la révolution.
Le groupe pro-iranien s’adresse donc directement à la France en dénonçant la présence du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la région. Le timing est loin d’être anodin, le guide suprême iranien avait appelé jeudi 12 mars ses groupes armés à étendre la guerre. Une base italienne qui appartient également à cette coalition anti-djihadiste a été visée à Erbil, au Kurdistan irakien à la suite de cet appel. L’Italie a ensuite annoncé le retrait de son personnel militaire.
Source : www.radiofrance.fr

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