
Sur les traces du Paris médiéval, civil, militaire ou religieux
13 mars 2026
Yaël Braun-Pivet « horrifiée » par les révélations de « Mediapart » mais assume l’hommage à Quentin Deranque
13 mars 2026Après que Téhéran a menacé de semer le chaos au Moyen-Orient, une attaque a donc causé la mort d’un premier militaire français au Kurdisan irakien. Non loin de là, dans l’ouest de l’Irak, un avion ravitailleur américain s’est lui écrasé. Bilan, au moins 4 morts. De son côté, l’Arabie saoudite a déclaré avoir détruit plus d’une trentaine de drones, dont l’un visait le quartier diplomatique de Ryad. Deux personnes ont encore été tuées à Oman. Des explosions ont également fait trembler des immeubles de Dubaï. Un troisième missile a été intercepté dans l’espace aérien turc. Tôt ce matin, Israël a appelé pour sa part sa population à se rendre aux abris, tout en se félicitant d’avoir atteint la veille plus de 200 cibles en Iran. Et puis, dans l’embrasement tous azimuts que connaît le Proche et Moyen-Orient, le spectre d’un nouveau front plane désormais sur le Liban : celui entre le nouveau pouvoir syrien sortie de l’axe iranien et le Hezbollah, déjà engagé dans une guerre contre I’Etat hébreu. Enfin, ce matin la République islamique a lancé un nouvel avertissement et promet désormais une réponse « plus cinglante » encore qu’en janvier dernier, en cas de nouvelles manifestations contre le régime.
Autrement dit, au-delà même de la morale et du droit il semble difficile, aujourd’hui encore, de trouver ne serait-ce qu’une seule bonne raison de se satisfaire de cette guerre censée, d’abord, sauver le peuple iranien, puis ramener Téhéran à la table des négociations et finalement l’empêcher de disposer de l’arme nucléaire. Au final, avec autant d’objectifs vaporeux (sinon contradictoires), le règne de la force aura fini par s’étaler partout, jusqu’à mener au plus grand conflit régional de ces 20 dernières années. Un véritable cataclysme en même temps qu’un désastre à la fois politique, militaire et humain.
Et à ce titre, quand bien même le président Emmanuel Macron avait encore insisté, ces derniers jours, sur le rôle purement « défensif » de la France dans cette guerre, l’armée a donc annoncé la nuit dernière son premier mort : l’adjudant-chef, Arnaud Frion, du 7ème bataillon de chasseurs alpins tué lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. Les militaires français y sont engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme. Sauf que depuis le début de cette guerre, Marie-Pierre, la région autonome du Kurdistan irakien et en particulier Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes.
Les titres de l’actualité
C’est dans ce contexte particulier que le président Emmanuel Macron reçoit aujourd’hui son homologue Volodymyr Zelensky. Le chef de l’Etat entend ainsi « démontrer » que cette guerre au Moyen-Orient qui, de fait, monopolise et même écrase aujourd’hui l’actualité « ne détournera » pas l’attention de l’Ukraine. Et, par ailleurs, que la Russie « se trompe », si elle pense pouvoir profiter du contexte géopolitique. C’est vrai que ce conflit a ouvert une fenêtre d’opportunité pour Moscou. Hier, le ministère américain des Finances a annoncé l’autorisation temporaire de la vente du pétrole russe stocké sur des navires.
L’invité de la rédaction : Guillaume Lasconjarias, directeur des études et de la recherche à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale.
Guerre au Moyen-Orient et guerre en Ukraine. Deux conflits aux conséquences désastreuses pour les approvisionnements en énergie. Et c’est ainsi que depuis quelques jours Emmanuel Macron multiple les prises de parole pour vanter l’atome, indispensable selon lui à la compétitivité et la souveraineté du pays. Restait à savoir comment financer le nouveau programme nucléaire dans l’Hexagone. Et la réponse a été apporté hier par le chef de l’Etat lui-même. Celui-ci sera financé à hauteur de 60% par le Livret A.
Le premier tour des élections municipales, ce sera dimanche. Et dans l’immense majorité des cas (9 communes sur 10), le nom du nouvel édile le plus souvent sans étiquette politique et sans véritable opposition sera connu dès ce weekend. A l’inverse donc des moyennes et grandes villes qui accueillent, en réalité, la majorité de la population et qui, elles, font l’objet non seulement d’un nombre accru de listes mais aussi d’une campagne nettement plus enflammée. De sorte qu’au-delà d’ailleurs des polémiques individuelles s’y dessinent, déjà, des stratégies dans la perspective de 2027. Quelles alliances à gauche ? Va-t-on assister à une déferlante du Rassemblement national ? Ou à une préfiguration de l’union des droites ?
Et l’on pourrait encore ajouter cette question : dans quel état le bloc central sortira-t-il de ces élections ? La coalition n’aborde pas le scrutin dans les meilleures conditions. Les quelques figures identifiées engagées en tête de liste, comme Edouard Philippe au Havre, François Bayrou à Pau, ou Christian Estrosi à Nice ne sont assurées de rien. Mais paradoxalement, ce qu’on a pu appeler la majorité présidentielle pourrait limiter la casse. Plus exactement, il sera difficile de la considérer comme un grand perdant dès-lors que cette coalition a, finalement, assez peu à perdre.
Quelles sont aujourd’hui les conséquences économiques de la désinformation ? C’est tout l’objet d’une étude publiée hier et de laquelle il ressort ce chiffre astronomique : la désinformation a coûté 417 milliards de dollars en 2024, à l’échelle mondiale. Alors, dans le détail, ce phénomène pèse extrêmement lourd financièrement pour tous ceux qui essaie tant bien que mal de le contenir et, à l’inverse, il rapporte beaucoup d’argent à tous ceux qui diffusent cette désinformation. Et pour cela, l’intelligence artificielle joue désormais un rôle majeur.
Source : www.radiofrance.fr

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