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13 mars 2026
La Banque de France veut briser le tabou de l’argent en éduquant financièrement les Français, toujours méfiants à placer leurs économies. Car en l’absence de politique nationale et de cours dédiés à l’école, le niveau d’éducation financière est très faible dans le pays.
Une méthode pour relancer la consommation? Dans une campagne de publicité, la Banque de France appelle à briser le tabou autour de l’argent. Sous le slogan « Argent: osons en parler », la Banque de France veut favoriser l’éducation financière des Français en renforçant « les compétences financières et budgétaires de chacun ».
La Banque de France veut « libérer la parole sur l’argent pour gagner en autonomie financière et prévenir désinformation et arnaques », explique au Figaro Marguerite Collignan, directrice de l’éducation financière à la Banque de France.
Un tabou en famille
Car parler d’argent reste un tabou en France. Résultat, l’argent reste un motif de dispute pour 4 couples sur 10 et 1 couple sur 10 n’en parle jamais selon une étude de l’Ipsos. Ce n’est pas forcément plus facile alors que deux tiers des Français ne parlent pas d’héritage avec leurs parents.
Au travail, 44% des salariés estiment que c’est une mauvaise idée de parler travail, un chiffre en forte baisse alors qu’ils étaient 80% à penser ainsi avant la pandémie de Covid-19.
« On ne l’évoque pas chez moi, je suis un peu vieille France », reconnaît à ce sujet Carine Galli sur le plateau d’Estelle Midi. « L’argent reste tabou en France contrairement aux Etats-Unis où il faut afficher sa réussite ».
« Il faut faire une différence entre salaire et argent », estime de son côté le journaliste Baptiste Des Monstiers sur RMC. « Savoir combien gagne quelqu’un c’est une chose mais il faut parler de culture de l’argent. J’ai découvert sur le tard que j’étais totalement incompétent en placement financier ».
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C’est justement la cible de la Banque de France: « Il faut expliquer aux Français qu’avec 5-10-50€ par mois on peut épargner et investir, pas besoin d’avoir beaucoup d’argent. C’est important de dire qu’avec une assurance-vie on peut gagner un peu plus d’argent », insiste-t-il sur RMC Story.
« Je ne dois pas être le seul mais je me méfie de mon banquier, je ne le crois pas J’ai l’impression qu’il veut me prendre une commission. Comme je n’ai ni compétence ni savoir, je me méfie de ses conseils », ajoute Baptiste Des Monstiers qui a fait ses investissements sur les conseils de proches.
« Je suis indépendant, mon salaire ne veut rien dire mais le niveau de culture économique est catastrophique », abonde Florian, viticulteur. « J’ai fait une filière scientifique, je n’ai jamais parlé d’économie c’est dramatique. J’ai fini par découvrir que j’avais un PEA (Plan épargne action, ndlr), tout était en liquide dessus. Il faut qu’on apprenne ce qu’est la macro et la micro-économie et même les finances publiques. On le voit dans les débats publics, Eric Coquerel (président LFI de la commission des finances de l’Assemblée nationale, ndlr) ne fait même pas la différence entre un chiffre d’affaires, une valorisation d’entreprise ou un bénéfice ».
« Il faut éduquer les citoyens et la démocratie y gagnera, la bourse par exemple est structurellement montante », estime Florian.
« J’ai fait investir ma fille de 9 ans dans les cryptomonnaies dès 2017 »
C’est ce que fait Alexia, entrepreneure, avec sa fille: « J’ai une formation dans le notariat, ça aide, et j’en parle beaucoup à ma fille de 7 ans. J’ai créé une entreprise donc je lui ai expliqué ce qu’il fallait faire pour nos revenus, notre mode de vie et que c’était important de bien gagner sa vie et dans l’idéal travailler pour soi ».
« Quand on fait les courses j’essaie de lui faire comprendre qu’on n’achète pas tout et n’importe quoi », ajoute-t-elle, estimant que des cours d’argent à l’école serait une bonne idée.
« J’ai fait investir à ma fille dans les cryptomonnaies dès 2017 », assure Christophe, employé dans la finance. « Elle a 18 ans aujourd’hui et on lui a ouvert un PEA », confie-t-il, assurant qu’il est compliqué d’éduquer à la finance dans les conditions actuelles. « Il faut responsabiliser les enfants, surtout leur expliquer que c’est pour plus tard », conseille Christophe. « Et on ne joue pas en bourse, on place, c’est insupportable cette expression », conclut-il rappelant « qu’on ne triple pas son argent en une semaine ».
La Banque de France rappelle que le nombre de dossiers de surendettement déposé par des jeunes est en hausse. Sur un an, les dossiers déposés par les 18-29 ans a augmenté de 36%. Vous voilà prévenus.
Source : rmc.bfmtv.com

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