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13 mars 2026« Ce qu’on produit de meilleur dans l’armée » : Varces rend hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, tué en Irak
Sur la façade d’un bâtiment à années 1960 de Varces, en Isère, deux panneaux : sur l’un, 7e BCA avec des chasseurs alpins qui cheminent dans la neige, sur l’autre, la devise du bataillon « De fer et d’acier ». À l’intérieur, deux photos d’Arnaud Frion, l’adjudant-chef de 42 ans tué, jeudi 12 mars, en Irak. L’une avec son uniforme et ses décorations, l’autre avec sa tenue de combat. Ce militaire faisait partie du 7e bataillon de chasseurs alpins basé dans cette commune de 9 000 habitants, où les militaires et leurs familles représentent 40% de la population.
« Arnaud, c’est vraiment ce qu’on produit de meilleur dans l’armée de terre française », confie le colonel François-Xavier de La Chesnay, chef de corps, qui lui rend hommage au lendemain de sa mort. « C’est quelqu’un que je remarquais par son humilité, c’est quelqu’un qui était beaucoup plus compétent que la majorité des chasseurs que j’ai au bataillon, avec beaucoup d’expériences, une dizaine d’opérations à son actif, quatre citations, donc c’est quelqu’un qui est vraiment expérimenté », souligne le responsable militaire. « Il n’y a pas beaucoup mieux que lui pour savoir exactement ce qu’est le métier et l’humilité que ça requiert assez naturellement », ajoute-t-il.
« Je suis agacé par cette politique »
Arnaud Frion a été tué à 4 000 kilomètres de chez lui, en Irak, par un drone Shahed. « Il fallait s’y attendre », déplore José, un ancien de la commune. « Je suis agacé par cette politique, très, très agacé. Je ne vois pas de quoi on se mêle, un coup on est en guerre avec l’Ukraine, un coup on est en guerre avec.. C’est les gamins qui remassent, ce n’est pas le président qui va aller au casse-pipe », dénonce l’Isérois. « Si tu as un gars de la famille ou que tu connais qui part, c’est quand même triste, c’est cher payé un métier comme ça », poursuit-il.
Pour l’instant, l’hommage à la caserne n’est pas encore planifié. « Trop tôt », confie des sources à France Inter. La mairie de Claix, où habitait Arnaud Frion, mettra, vendredi après-midi, ses drapeaux en berne.
Source : www.radiofrance.fr

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