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13 mars 2026Vrai ou faux. Les stations-service ont-elles vraiment profité de la guerre au Moyen-Orient pour augmenter leurs prix sans raison ?
La guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël continue de causer des problèmes d’approvisionnement en pétrole partout dans le monde et notamment en France. Les prix à la pompe sont donc toujours au plus haut pour les consommateurs, et c’est la faute notamment des distributeurs de carburant, selon Xavier Bertrand, le président Les Républicains de la région Hauts-de-France. « C’est pas du carburant qui aurait été renchéri parce que le coût du transport a augmenté, affirme-t-il. Ils l’avaient, et ils ont augmenté les prix. Ca s’appelle un effet d’aubaine, ça s’appelle des profiteurs. »
**En réalité, il est faux de dire que les distributeurs ont augmenté les prix du carburant qu’ils avaient déjà en stock. Comme l’explique Emmanuel Ampaud, président de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage, les stations-service ont très peu de stocks. Une petite station va être ravitaillée tous les deux ou trois jours. C’est même plusieurs fois par jour pour une grande station, proche d’un supermarché, par exemple. Une crise comme la guerre au Moyen-Orient va donc avoir des conséquences très rapides pour les distributeurs.
Le prix du pétrole raffiné est fixé sur le marché de Rotterdam
Cette crise va peser d’autant plus vite sur les stations-service que le coût du pétrole raffiné, c’est-à-dire l’essence destinée directement à la pompe, est fixé par un marché européen (situé à Rotterdam aux Pays-Bas). Or ce marché, comme toute place financière, a réagi à la fermeture du détroit d’Ormuz. Il a anticipé de possibles pénuries et l’a répercuté sur les prix. Ce prix de la matière première fixé par le marché européen représente plus ou moins 30% du prix final du litre d’essence pour le consommateur. À cela, s’ajoutent les taxes françaises sur le carburant, la TVA et l’assise (ex-TICPE) qui représentent environ 50% du prix final. La marge des distributeurs pèse donc relativement peu dans le prix du litre d’essence et cela s’explique : c’est souvent un produit d’appel, utilisé par les supermarchés pour faire venir des clients dans leurs rayons.
On ne peut donc pas dire que les stations-service ont profité de cette crise, mais on peut signaler que leur marge a fortement augmenté depuis 2023. C’est ce que révèle la CLCV, l’association de défense des consommateurs. Entre 2022 et 2023, la marge des distributeurs est passée de 7 centimes par litre d’essence à près de 25 centimes pour le gazole, et de 6 à 25 centimes pour le SP95. Au 6 mars dernier, cette marge avait même atteint 32 centimes par litre pour le SP95 et 33 centimes pour le gazole. Les stations-service ont donc bien augmenté leurs marges, mais cette situation n’a pas débuté avec la guerre au Moyen-Orient.
Source : www.radiofrance.fr

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