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L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a alerté sur la promotion, sur les réseaux sociaux, de médicaments de type Roaccutane, à base d’isotrétinoïne, utilisés de façon détournée pour réduire la taille du nez.
Jeudi, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a alerté sur la promotion, sur les réseaux sociaux, de médicaments de type Roaccutane, à base d’isotrétinoïne, utilisés de façon détournée pour réduire la taille du nez.
L’isotrétinoïne est un médicament dérivé de la vitamine A. Utilisée depuis les années 1980, elle est prescrite dans le traitement des formes sévères d’acné, notamment lorsque celles-ci résistent aux traitements classiques.
Son action est très spécifique : elle agit directement sur les glandes sébacées, ces petites glandes de la peau responsables de la production de sébum. Le traitement permet de réduire la taille de ces glandes, de diminuer fortement la production de sébum et de limiter l’inflammation cutanée. L’environnement devient alors beaucoup moins favorable à la bactérie impliquée dans l’acné, ce qui entraîne une disparition progressive des lésions.
Une confusion
Très efficace, ce traitement est néanmoins strictement encadré et nécessite un suivi médical rigoureux. L’isotrétinoïne peut en effet provoquer des effets indésirables, parmi lesquels des anomalies du bilan lipidique, des perturbations du fonctionnement du foie ou encore des troubles psychiatriques. Le médicament présente également un risque tératogène important.
La rumeur selon laquelle ce traitement permettrait de réduire la taille du nez repose cependant sur une confusion. L’isotrétinoïne n’agit ni sur le cartilage ni sur l’os du nez et ne peut donc pas en modifier la taille réelle.
Diminution de l’épaissseur dermique
Il existe toutefois un élément qui peut expliquer cette impression. Le nez est une zone particulièrement riche en glandes sébacées. Sous l’effet de l’isotrétinoïne, ces glandes diminuent de volume et la peau devient moins épaisse et moins inflammatoire.
Certaines études l’ont mesuré par échographie et par élastographie : une diminution significative de l’épaisseur dermique et sous-cutanée au niveau du nez peut être observée pendant le traitement.
Visuellement, le nez peut alors paraître plus fin. Cette impression s’explique par une peau plus mince, des pores resserrés et une inflammation cutanée réduite. Il ne s’agit toutefois que d’un effet cutané et transitoire. La structure du nez, composée d’os et de cartilage, reste inchangée.
Source : rmc.bfmtv.com

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