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Publié
Temps de lecture : 4min – vidéo : 4min
Un autre produit de grande consommation est une source d’interrogation : le café. Les cours sont à la baisse, pourtant son prix qui ne cesse d’augmenter. Est-il en passe de devenir un luxe ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Qu’il soit en grain, soluble ou en capsule, le café vaut son pesant d’or. À Bagneux (Hauts-de-Seine), une retraitée scrute les prix et a l’habitude de les noter. Elle se souvient bien de celui de ce café soluble, il y a un an : « On va dire 5,40 euros, quelque chose comme ça. Et maintenant, c’est 6,18 euros. 15 à 20%. Dans les deux dernières années, on va dire au moins, si ce n’est pas plus. » En moyenne, le prix du café a grimpé de 18% en un an. Alors, une coach sportive a dû s’adapter et descendre en gamme : « Toujours le Top Budget, parce que c’est le moins cher. Même si le goût n’est pas top, je choisis le moins cher. »
En cause, l’envolée du cours du café ces dernières années : de 3,20 euros le kilo en 2023 et jusqu’à 7,80 euros en 2025. Depuis deux mois, le cours redescend. Pourtant, en rayon, il n’y aura pas de baisse de prix. Le café était l’un des points de crispation entre supermarchés et industriels lors des négociations commerciales achevées il y a deux semaines. En coulisses, la bataille des prix du café a fait rage. Du côté de la grande distribution, on dénonçait les hausses exigées par les industriels ; « Les industriels demandent trop. Ils veulent une hausse de 15 à 20% sur le café, alors que le cours est en baisse. On fait tout pour empêcher ça. » De leur côté, les industriels s’indignaient des demandes de la grande distribution : « Ils demandent des baisses de 6%. Accepter de diminuer les marges comme ça, ce n’est pas possible. Sinon, on passe dans le rouge. »
Dans ce bras de fer, les industriels ont finalement obtenu gain de cause, comme le déclare le patron des centres Leclerc. « Malgré nos négociations, le café va continuer à augmenter de 9 %. Chaque industriel a son argumentaire. De toute façon, ils ont réellement des augmentations de coûts », a commenté Michel-Edouard Leclerc, le président du groupe Edouard Leclerc.
Selon les informations de France Télévisions, la tendance est la même dans les autres enseignes. Un soulagement pour cette PME à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Elle importe du café vert pour le torréfier et le vendre en supermarché. D’après la directrice commerciale, même si les cours baissent aujourd’hui, il y a un décalage entre leurs achats de matières premières et la mise en rayon des produits, ce que la grande distribution a eu du mal à entendre. « Ils demandaient de suivre cette baisse des cours du café, sauf que les cafés qu’on met aujourd’hui en rayon, c’est des cafés qu’on a achetés plusieurs mois en amont, quand les cours du café étaient au plus haut », explique Rachel Amouroux, responsable filière et achat matières premières chez Lobodis
Selon le directeur général de Lobodis, Frédéric Lerebour l’entreprise n’a pas d’autre choix que de répercuter la hausse des cours sur ses produits : « On n’a pas de marge de manœuvre, on n’a pas d’autres ingrédients sur lesquels on peut jouer, compenser, etc. Donc dès qu’il y a une hausse de cet ordre-là sur le café, on est contraint de la répercuter directement jusqu’au consommateur. »
Et ce n’est pas près de s’améliorer dans les prochaines années, car faire pousser du café est de plus en plus compliqué. En Côte d’Ivoire, troisième pays producteur, si la récolte s’annonce bonne cette saison, d’où la légère baisse des cours, la production diminue chaque année. En cause, des conditions climatiques qui se dégradent. « Il n’y a pas eu de bonnes pluies. La sécheresse a été trop longue, et il n’y a pas eu de bonnes récoltes« , indique Bamba Droh, agriculteur au sein de la coopérative Café continent à Man (Côte d’Ivoire).
Si l’offre de café diminue sur le marché mondial, la demande, elle, continue d’exploser. La Chine, par exemple, a quadruplé sa consommation de café par personne en 15 ans.
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Source : www.franceinfo.fr

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