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14 mars 2026Trafic de stupéfiants et de cigarettes à la cité Fleming de Carcassonne : huit ans de prison ferme pour les deux dirigeants
Depuis le lundi 9 mars, douze personnes comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Carcassonne pour répondre de leur implication dans un trafic de stupéfiants et de cigarettes sur le point de deal de la cité Fleming. Après quatre jours de procès conclus par les plaidoiries des avocats de la défense la veille, le tribunal, présidé par Anne Nappez, a rendu son délibéré ce vendredi 13 mars.
Alors que le trafic de stupéfiants est aujourd’hui bien loin d’avoir cessé sur le point de deal de la cité Fleming de Carcassonne, ils étaient douze à comparaître devant le tribunal depuis le lundi 9 mars pour répondre de leur implication dans un réseau ayant œuvré entre le 1er décembre 2020 et le 27 mai 2024, tel qu’il en ressort du dossier.
Ce vendredi 13 mars, c’est à huit ans de prison, ainsi que 50 000 € d’amende, que Aper T. a été condamné en sa qualité de dirigeant du trafic. La veille, son avocat parisien Me Yassine Maharsi avait plaidé la relaxe, en estimant que le parquet n’avait pas apporté la preuve de la culpabilité de son client : « On a voulu vous vendre une entreprise sans aucune preuve ! » Me Hichem Laredj (barreau de Carcassonne), second conseil de cet Arménien de 32 ans, avait pour sa part dénoncé « des investigations policières bien trop pauvres ».
Également présenté comme un des dirigeants du trafic, Mohamed B. a écopé de la même peine malgré les arguments avancés par Me Victor Font, « sur un travail d’enquête extrêmement critiquable ». Selon le pénaliste carcassonnais, « 90 % des PV de cette procédure ont été signés par le même enquêteur convaincu de l’implication de mon client. » De son côté Me Thomas Bidnic, l’avocat parisien de cet Algérien de 33 ans, a estimé que le tribunal l’avait jugé « sur la base d’une procédure nulle… Admettons que le président de la chambre criminelle de la cour de cassation a statué sur le pourvoi que nous avons formé contre un arrêt rendu en matière de nullité, nous avons là une ordonnance rendue qu’il n’a pas signée. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’elle n’existe pas ! »
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Sofian B., âgé de 22 ans et défini comme ayant eu la gérance du point de deal de Fleming, a été condamné à cinq ans de prison avec un maintien en détention, ainsi qu’à 5 000 € d’amende. Et ce, alors que son avocate carcassonnaise Me Tania Martino avait pointé du doigt « une enquête ne formulant que des hypothèses ! » Présenté comme le comptable du trafic, Mickaël K. dit « MKO » a écopé de quatre ans de prison avec un maintien en détention, et 5 000 € d’amende. Son avocat toulousain Me Alexandre Martin avait pourtant tenté de limiter la casse la veille, en dénonçant « l’instruction qui n’a servi à rien du tout. C’est une présentation fallacieuse qui est faite de ce dossier ! »
Trois ans de prison pour l’homme à tout faire du trafic
Plus jeune prévenu de ce dossier, Kalvin B., 21 ans, a été condamné à deux ans de prison, ainsi qu’à 3 000 € d’amende. Comme l’avait rappelé son avocat parisien Me Hemza Moujaddide, « il a grandi dans ce quartier gangrené par le trafic de stupéfiants, où l’on va chercher les petites mains… » Jordan L., qui avait un rôle de ravitailleur et de vendeur, a été condamné à trois ans de prison, dont dix-huit mois assortis d’un sursis probatoire. Âgé de 27 ans, il devra aussi payer une amende de 1 000 € et a l’interdiction définitive de paraître à Carcassonne. La plaidoirie de son avocate carcassonnaise Me Marion Blondeau lui sans doute évité les trois ans requis avec un mandat de dépôt.
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Homme à tout faire dans le trafic, Mehdi B. E. a écopé de trois ans de prison, dont deux assortis d’un sursis probatoire. Pour la partie ferme, le tribunal a ordonné qu’elle se fasse sous la forme du régime de la semi-liberté à Béziers. Cet Aindinois de 21 ans, assisté de Me Caroline Jocteur-Monrozier, a aussi l’interdiction de détenir une arme durant cinq ans. Mickaël L., qui conditionnait les produits stupéfiants, a été condamné à dix mois de prison assortis d’un sursis probatoire pour une durée de dix-huit mois. Charlotte P., qui est l’ex-compagne de Mohamed B., l’un des deux dirigeants du trafic, s’en sort avec dix-huit mois de prison avec sursis et 1 000 € d’amende. Elle était défendue par Me Manon Nègre.
Adam K., absent au procès mais représenté par son avocate Me Caroline Fekrache, a été condamné à 100 jours-amendes à 5 €. Rakhman B., défendu par Me Anne Mattéo, a écopé de neuf mois de prison avec sursis. Et Gaëlle B., défendue par Me Alexandra Vitrac, de douze mois prison avec sursis. Ces douze personnes ont désormais dix jours pour interjeter appel de ces décisions rendues par le tribunal correctionnel de Carcassonne.
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Source : www.lindependant.fr

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