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« On a des systèmes pour intercepter des missiles qui vont à 800 km/h, mais on n’a pas les systèmes pour détruire des Shahed qui sont en fibre de carbone et qui vont tellement lentement que nos radars ne les considèrent même pas comme des missiles », explique Xavier Tytelman, spécialiste des questions de défense aérienne.
Un militaire français a été tué et six autres blessés jeudi soir lors d’une attaque de drone dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, ont annoncé les autorités françaises. Il s’agit du premier décès au sein de l’armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.
« L’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a annoncé le président Emmanuel Macron sur le réseau social X, dénonçant une attaque « inacceptable ».
Selon les premières informations, l’adjudant-chef Arnaud Frion a été tué par un drone Shahed, une arme de conception iranienne. Deux drones ont visé jeudi la base située à Mala Qara, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil, au Kurdistan irakien, où se trouvaient des soldats français engagés dans une mission de contre-terrorisme.
Des drones bon marché mais redoutables
L’attaque a été revendiquée par une milice chiite pro-iranienne, le groupe armé Ashab al-Kahf. Dans un communiqué publié sur Telegram, le groupe a ensuite menacé de cibler « tous les intérêts français en Irak et dans la région », qui se retrouveraient « sous le feu de nos attaques ».
Les drones Shahed-136, reconnaissables à leur forme triangulaire, peuvent parcourir plus de 2.000 kilomètres avant d’atteindre leur cible. Cette distance peut même atteindre les 4.000 kilomètres pour les modèles Shahed-136B. Leur bruit assourdissant marque souvent les esprits de ceux qui les entendent. Leur coût de fabrication relativement faible, estimé entre 20.000 et 50.000 dollars, permet également une utilisation massive.
L’armée russe utilise ainsi largement ces drones sur le front ukrainien. Depuis le début du conflit impliquant l’Iran dans la région, le Kurdistan irakien a été visé à de multiples reprises par différents types de drones cherchant à atteindre les intérêts occidentaux.
« On n’a pas les systèmes pour les détruire »
Fabriqués à partir de matériaux peu coûteux, ces drones sont devenus une arme redoutable, développée par l’Iran puis utilisée massivement par la Russie. « Personne n’a de système spécifiquement adapté aux Shahed », explique Xavier Tytelman, spécialiste des questions de défense aérienne.
« On a des systèmes pour intercepter des missiles qui vont à 800 km/h, mais on n’a pas les systèmes pour détruire des Shahed qui sont en fibre de carbone et qui vont tellement lentement, autour de 250 km/h, que nos radars ne les considèrent même pas comme des missiles », détaille-t-il.
Pour intercepter ces drones, il faut donc aujourd’hui déployer des moyens de défense aérienne souvent disproportionnés par rapport au coût de ces engins. L’Ukraine, régulièrement ciblée par ces drones, a toutefois su améliorer progressivement sa défense.
L’Ukraine « intercepte 95 à 98% des Shahed »
« En 2024 par exemple, il y a eu des centaines de Shahed tirés par la Russie que les Ukrainiens ont réussi à pirater pour les renvoyer. Ils se sont écrasés en Biélorussie et en Russie. Aujourd’hui, ils interceptent 95 à 98 % des Shahed. Cela montre à quel point les Ukrainiens sont en avance sur nous », souligne Xavier Tytelman.
C’est notamment pour cette raison que onze pays ont demandé cette semaine l’aide de l’Ukraine afin de bénéficier de cette expertise. Une compétence précieuse que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà proposé de partager avec les États-Unis il y a plusieurs mois.
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Source : rmc.bfmtv.com

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