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15 mars 2026« Une privation de liberté! » La fin du panachage pour les municipales indigne certains électeurs
Dans les communes de moins de 1.000 habitants, la pratique du panachage, qui consistait lors du vote à ajouter ou supprimer des noms ou modifier l’ordre des candidatures, est désormais interdite. « On a des affinités avec certaines personnes, avec d’autres moins », peste cette électrice du Nord, mécontente comme bon nombre d’électeurs partout en France.
Pour les municipales des 15 et 22 mars, le mode de scrutin a été modifié pour les communes de moins de 1.000 habitants. Ce sera donc partout en France un scrutin de liste, paritaire et proportionnel avec prime majoritaire, à deux tours.
Dans ces villages, il n’est donc plus possible de se présenter à titre inviduel. Les listes doivent désormais comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et autant d’hommes que de femmes, avec alternance obligatoire. La pratique du panachage, qui consistait lors du vote à ajouter ou supprimer des noms ou modifier l’ordre des candidatures, est désormais interdite.
« Cela permettait d’avoir un conseil municipal qui nous ressemble »
Spécificité restante, les listes dans les communes de moins de 1.000 habitants sont considérées comme complètes dès lors qu’elles comptent jusqu’à deux candidats de moins que l’effectif théorique du conseil municipal (au moins 5 candidats dans les communes de moins de 100 habitants, 9 dans celles de 100 à 499 habitants et 13 dans celles de 500 à 999).
Installées au comptoir du café du village, Michèle et Amandine regrettent déjà de ne plus pouvoir rayer des noms sur leur bulletin de vote. « C’est une privation de liberté. Cela permettait d’avoir un conseil municipal qui nous ressemble le plus. On a des affinités avec certaines personnes, avec d’autres moins. »
Avec une seule liste candidate, guère de choix pour les électeurs
Et certains habitants de ce village comme Jean-Paul vont même faire de la résistance ! « Je sais que mon bulletin sera nul, je vais quand même barrer des noms », promet-il. Alors, certes, il y a quand même quelques électeurs satisfaits de ce changement, comme Gérard. « C’est une bonne chose que ça s’arrête. Même quelqu’un qui ne me plaît pas, je ne le supprime pas », dit-il.
Car ce changement est avant tout un moyen de garantir la parité comme l’explique auprès de RMC le politologue Benjamin Morel. « En cas de tir au pigeon, c’est-à-dire barrer un nom sur la liste, vous reconfigurez l’ordre de la liste dans laquelle il y a un homme, une femme, un homme etc. Donc pour permettre une parité effective, il fallait supprimer le panachage. »
À Noyelles-sous-Seclin comme dans de nombreuses autres petites communes il n’y a qu’une seule liste. Les électeurs n’ont donc quasiment aucun choix, mis à part le vote nul et l’absention.
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Source : rmc.bfmtv.com

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