
la CEDH condamne la France pour violation du droit à la vie
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DIRECT. Résultats du 1er tour des élections municipales 2026 : les tractations battent leur plein à Paris, Lyon et Marseille en vue de fusions pour le 2d tour
16 mars 2026Avant le deuxième tour des municipales, la percée de la France insoumise place la gauche face à sa mauvaise conscience
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Avant le deuxième tour des municipales, la percée de la France insoumise place la gauche face à sa mauvaise conscience ».
Éléments essentiels
XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP
Jean-Luc Melenchon et les cadres de la France, lors d’une conférence de presse en octobre 2025.
Il faudra désormais composer avec eux. Dimanche soir, après leurs très bons résultats enregistrés dans plusieurs villes de France, les cadres de La France insoumise avaient le sourire. À Roubaix, David Guiraud est premier (45 %) ; à Limoges, Damien Maudet est en tête de la gauche ; à Toulouse, François Piquemal est deuxième, loin devant son rival socialiste. Sans parler de Saint-Denis et Lille, les vraies surprises de la soirée ; dans le premier cas, Bally Bagayoko bat au premier tour le socialiste sortant Mathieu Hanotin, et dans le deuxième Lahouaria Addouche talonne le maire PS sortant.
Forcément, les cadres du mouvement de gauche ont laissé parler leur emphase toute la soirée, saluant « une magnifique percée », « une grande soirée » et estimant que les résultats égrainés au fil des heures étaient « impressionnants » voire « historiques ».
Quels que soient les résultats de dimanche prochain, il est désormais clair que les insoumis vont entrer massivement dans les conseils municipaux. « La France Insoumise double, triple voire parfois quadruple ses scores par rapport à l’élection municipale de 2020 », a eu beau jeu de souligner Manuel Bompard, alors que son mouvement avait fait l’impasse sur le scrutin il y a six ans. « On observe une poussée de La France insoumise dans les villes de plus de 100 000 habitants », corrobore Brice Teinturier, directeur de l’institut de sondage Ipsos.
Mais le bon score des listes de La France insoumise met le reste de la gauche au pied du mur. Et viennent briser certains plans échafaudés en coulisses, où l’on se serait bien passé de ces ex-alliés parfois encombrants. Les socialistes doivent-ils s’allier aux insoumis pour garder certaines villes à gauche (voire espérer en faire basculer), malgré toutes les paroles définitives et les noms d’oiseaux prononcés ces dernières semaines ? « Quand il y a un risque que la droite ou l’extrême droite l’emporte, nous tendons la main aux autres listes de gauche. C’est aux responsables du Parti socialiste de dire ce qu’ils comptent faire », a exposé la députée Clémence Guetté dimanche soir. Pour Jean-Luc Mélenchon, la tonalité est la même : « Les mises en cause personnelles, les oukases combinés aux tambouilles locales doivent cesser ». Dans un tweet publié dans la soirée, le triple candidat à l’élection présidentielle appelle les autres forces de gauche à « saisir la main tendue ».
Les Verts à fond pour l’union
« J’attends l’appel d’Emmanuel Grégoire, a affirmé Sophia Chikirou lors d’une allocution depuis son local de campagne. Et s’il ne veut pas d’une convergence pour barrer la route à la droite, je le dis clairement : je déposerai ma propre liste ». Une manière de rejeter la responsabilité sur le candidat socialiste… et de refuser tout désistement sec, qui la priverait d’élus au Conseil de Paris. Dans la capitale, le cas de figure est toutefois un peu particulier car au vu des résultats, Emmanuel Grégoire pourrait très bien ne pas avoir besoin de La France insoumise pour l’emporter.
À Marseille, Sébastien Delogu appelle à « la constitution d’un front antifasciste pour empêcher le RN de conquérir » la ville, Franck Allisio ayant réalisé un très gros score, juste derrière Benoît Payan. « Face à la droite réactionnaire, aucune hésitation, nous sommes prêts au rassemblement », a aussi dit Marine Maximi, la candidate LFI à Clermont-Ferrand. Partout, le même objectif : placer le PS dans le camp des diviseurs. Dans la soirée, Raphaël Glucksmann a redit ne pas vouloir d’alliance avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, quel qu’en soit le prix à payer. « Aucun candidat ne pourra se prévaloir d’un soutien de Place publique sur une liste à laquelle participerait La France insoumise », a exprimé le député européen, confirmant une position qu’il tient depuis longtemps.
Le cas très particulier de Toulouse
La position du Parti socialiste est plus ambiguë, puisque s’il ne ferme pas totalement la porte à des rapprochements locaux, il pose tout de même un préalable à tout début de discussion avec les insoumis. « Je demande aux socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs », a déclaré le Premier secrétaire du PS Olivier Faure dimanche soir. À l’entendre, « au premier comme au second tour, il n’y aura pas d’accord national » avec LFI car « la stratégie de conflictualité de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites ». Mais il laisse le soin à ses candidats, sur le terrain, d’apprécier au mieux la situation. Quitte à faire grincer les dents de certains de ses opposants internes, comme Jérôme Guedj.
L’exemple le plus parlant est sans doute celui de Toulouse. Puisque François Piquemal (LFI) arrive devant, François Briançon (PS) doit-il envisager une fusion ? Voilà le dilemme, qui risque de virer au cas de conscience dans l’entre-deux-tours. Soit il rejoint l’insoumis pour tenter de déloger le maire sortant Jean-Luc Moudenc (quitte à offrir à LFI les clés de la quatrième ville de France), soit il campe sur une ligne de non-rapprochement et alors la droite risque de garder la mairie.
Les socialistes n’ont cessé de prendre leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon, accusé d’alimenter un climat de tension permanente et d’invectiver ses ex-partenaires de gauche. Accepter sa main tendue aurait tout du reniement. Mais le barrage à la droite et à l’extrême droite ne doit-il pas passer par quelques sacrifices ?
Chez les Écologistes, Marine Tondelier dit plus franchement qu’il faut « des unions les plus larges possible au second tour pour éliminer la droite et l’extrême droite ». « Raphaël Glucksmann se drape dans une posture confortable, mais il n’a pas le monopole des valeurs », tacle-t-elle au passage. La patronne des Verts se rapproche là de la position des insoumis et accentue la pression sur les socialistes, rejointe par Génération.s et l’Après, deux mouvements unitaires de gauche. Les candidats qualifiés au second tour ont jusqu’à mardi soir pour déposer leur liste. On verra alors ceux qui maintiennent les noms présentés au second tour… et ceux qui y intègrent des nouveaux venus dans le cadre d’une fusion.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Les informations présentées dans cet article reflètent les tendances actuelles de l’économie et des marchés internationaux. Pour plus de détails, consultez nos autres articles sur les prix du carburant et sur les marchés financiers.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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