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16 mars 2026
La carte des résultats des municipales 2026 dans les principales villes
16 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « percée du Rassemblement national et de La France insoumise au premier tour ».
Ce qu'il faut connaître
Ce qu’il faut retenir du premier tour des élections municipales françaises dimanche 15 mars : “un bon score” pour le Rassemblement national (RN), ainsi que pour la “gauche radicale” de La France insoumise (LFI), résume The Guardian.
Le parti anti-immigration RN, qui a “traditionnellement obtenu moins de bons résultats aux élections locales”, a célébré son score élevé au premier tour, notamment à Marseille, où Franck Allisio (35 %) est au coude-à-coude avec le maire de gauche sortant Benoît Payan (36 %). Dans la deuxième ville de France, le candidat LFI Sébastien Delogu, largement distancé mais en mesure de se maintenir au second tour (près de 12 %), dénonce la “position irresponsable” du maire sortant de gauche Benoît Payan, qui a rejeté sa “main tendue” pour une alliance face au Rassemblement national.
LFI, “qui n’a historiquement pas bénéficié d’une forte présence locale, a réalisé un bon score dans le nord du pays, notamment à Roubaix, où elle pourrait remporter la mairie”, poursuit le quotidien britannique, ajoutant qu’elle a également obtenu des résultats encourageants dans des villes comme Toulouse (27 %, 2e derrière le maire sortant Les Républicains), Lille (23 %, 2e derrière le maire sortant socialiste) et Limoges (24 %, 2e derrière le candidat LR), “grâce à la mobilisation des jeunes électeurs”, souligne le journal de centre gauche. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs emporté, avec un peu plus de 50 % des voix, la mairie de Saint-Denis, deuxième plus grande ville d’Ile-de-France derrière Paris.
La bataille de Paris
À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire “a pris une avance considérable” (38 %), devançant la candidate de droite, l’ancienne ministre de la Culture Rachida Dati (25 %) , le candidat macroniste Pierre-Yves Bournazel (11 %) et la candidate LFI Sophia Chikirou (11 %). Selon Il Corriere Della Serra, “l’alternance à droite se complique”, mais “c’est là que les alliances et les retraits potentiels pour le second tour entrent en jeu”, dans ce qui s’apparente à un casse-tête.
La candidate d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête), qui ne savait pas, au moment où elle s’est exprimée dimanche soir, si elle allait dépasser la barre des 10 % − c’est le cas −, a “fortement suggéré” à Rachida Dati de former “une alliance avec son parti” pour battre la gauche. Ce qui permettrait à celle-ci, explique le quotidien italien, de “revenir dans la course”. Mais à condition de “trouver un accord avec les macronistes”. Accord qu’elle a appelé de ses vœux, dans un message publié sur X en fin de soirée dimanche.
Dès lors, poursuit le titre de centre gauche, “les manœuvres de la gauche […] deviendraient décisives” : Sophia Chikirou a déclaré attendre un appel d’Emmanuel Grégoire pour un accord “qui bloque la voie à la droite et à l’extrême droite par un front antifasciste”. Sans quoi, la candidate LFI “maintiendra (sa) candidature”, au risque de faire perdre Grégoire. Celui-ci n’a pas encore fait savoir son intention.
L’extrême droite “gagne du terrain”
De son côté, El Mundo insiste sur la “progression” de l’extrême droite dans cette élection “test” pour l’élection présidentielle de 2027, citant le dirigeant du RN Jordan Bardella qui a tendu la main “aux listes de la droite authentique et à tous ceux qui rejettent le chaos de l’extrême gauche et la dilution de son message au sein du macronisme”.
À Nice, le député allié au RN Éric Ciotti (43 %) s’est “largement imposé” face au maire sortant, Christian Estrosi (30 %). À Perpignan, seule ville de plus de 100 000 habitants dirigée par le RN jusqu’ici, le maire sortant Louis Alliot est réélu au premier tour avec 51 %. À Toulon (180 000 habitants), la porte-parole du RN, Laure Lavalette, est, avec 42 %, en ballotage très favorable pour le second tour.
“Pour ce qui est des (autres) résultats”, le quotidien belge La Libre annonce “plusieurs surprises”. À Lyon, Jean-Michel Aulas, “grand favori des sondages”, n’est pas arrivé en tête : l’ancien président de l’Olympique lyonnais, divers droite (35 %), est au coude-à-coude avec le maire sortant écologiste Grégory Doucet (37 %), au terme d’une “remontada” de ce dernier.
Au Havre, l’ancien premier ministre, Édouard Philippe (43 %), a “fini en tête”, avec une avance plus large que prévu sur le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (33 %). Il semble “en passe d’éviter un désastre qui l’aurait de facto exclu de la course à la présidentielle de l’année prochaine”, souligne Politico.
Revenant sur les résultats des Verts, qu’on annonçait “balayés de la scène politique” municipale, le site d’information politique observe que le parti écologiste conserve une petite chance de garder, en plus de la mairie de Lyon, celle de Bordeaux, où le sortant Pierre Hurmic a une courte avance (27 %) sur le député macroniste Thomas Cazenave (25 %). Le parti écologiste aura en revanche “plus de mal à conserver” Strasbourg, où la maire sortante Jeanne Barseghian est arrivée troisième (19 %), derrière l’ancienne édile socialiste Catherine Trautmann (26 %), et le LR Jean-Philippe Vetter (24 %).
Enfin, le journal suisse Le Temps souligne que “la participation relativement faible dans l’ensemble du pays” (autour de 57 %, plus qu’en 2020 en plein Covid mais moins qu’en 2014), “tend à montrer que les tentatives de nationalisation du scrutin n’ont pas fonctionné.”
Notre analyse Actus-Eco.fr : Cette actualité illustre les évolutions récentes des marchés et leur impact potentiel en France. Retrouvez nos analyses complémentaires dans nos articles sur l’économie et sur les marchés financiers.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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