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16 mars 2026Municipales 2026 : maintien, fusion, désistement… Le mode d’emploi des négociations avant le second tour
À la sortie d’un premier tour municipal riche en surprises, plusieurs communes voient s’ouvrir une période de négociations express. Entre maintien, fusion ou désistement, les listes encore en course disposent de 48 heures. Mode d’emplo id’une mécanique électorale souvent décisive.
Se maintenir, fusionner ou se désister ? À l’issue du premier tour du scrutin municipal, ce dimanche 15 mars, des configurations inédites se dessinent dans plusieurs communes françaises. En lieu et place du traditionnel duel final, les électeurs ont offert à trois, quatre, cinq voire parfois six candidats la possibilité de se maintenir au second tour. De quoi annoncer de très brèves mais cruciales tractations, qui prendront fin mardi 17 mars à 18 heures.
Qui peut se présenter au second tour ?
Lorsqu’aucune liste n’atteint la majorité absolue (50 % des suffrages exprimés), un second tour est organisé. Mais toutes les listes ne peuvent pas y participer. Seules celles ayant recueilli au moins 10 % des voix sont autorisées à se maintenir. Celles ayant obtenu entre 5 % et 10 % peuvent, elles, fusionner avec une liste qualifiée, mais ne peuvent repartir seules.
En fonction du nombre de listes en lice, le second tour peut prendre différentes formes : duel (deux listes), triangulaire (trois listes), ou plus rarement quadrangulaire, voire davantage.
Retrait, fusion, alliance…
Dans ces cas, une liste pourtant qualifiée peut choisir jusqu’à mardi soir de se retirer, afin de favoriser la victoire d’un partenaire politique. Ce désistement, en revanche, signifie un renoncement total à toute représentation au sein du futur conseil municipal.
Certaines listes peuvent aussi choisir de fusionner. L’objectif est alors d’additionner ses forces pour espérer pouvoir l’emporter. Cette fusion peut prendre deux formes :
- totale, lorsque les listes s’accordent sur un programme commun et une gouvernance partagée. Ce scénario pourrait se concrétiser à Toulouse, où les deux listes de gauche, celle de François Piquemal (LFI) et celle de François Briançon (PS, hors LFI), ont annoncé ce lundi 16 mars un accord de fusion.
- technique, lorsque le candidat arrivé en tête réserve un certain nombre de places à une autre liste, en proportion de son score du premier tour, sans nécessairement partager le pouvoir. Jean-Luc Mélenchon avait expliqué l’idée avant le premier tour : « Ça veut dire : ‘on vote ensemble, on est sur la même liste mais nous, on reste nous, on a un groupe autonome. Et, vous, vous restez vous : vous dirigez, mais on ne s’engage à rien dans votre direction’. »
À noter que la grande majorité des communes échappent à ces jeux d’alliances : dans environ 93 % des 35 000 communes françaises, une ou deux seules listes étaient en compétition ce dimanche. Dans ces cas-là, le verdict est sans appel : la liste victorieuse doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, c’est-à-dire la majorité des votes valides (hors bulletins nuls et blancs).
Source : www.lindependant.fr

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