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SMS, réseaux sociaux, achats en ligne… Selon une enquête de la CNIL, le contrôle parental passe de plus en plus par un accès direct au smartphone de l’enfant. Entre inquiétude face aux risques du web et respect de la vie privée, les familles françaises sont profondément divisées.
La méfiance s’installe au sein du foyer. Selon une enquête de la CNIL parue l’an dernier, un tiers des parents contrôlent les activités numériques de leur enfant en ayant un accès direct à leur téléphone. Surveillance des SMS, des contacts, des réseaux sociaux et même des achats en ligne, il devient difficile pour les adolescents d’aujourd’hui d’avoir une vie privée.
Le smartphone, une inquiétude omniprésente
Pourquoi une telle hyper-surveillance? Les parents s’inquiètent en réalité de l’outil qu’ils ont eux-mêmes placé entre les mains de leurs enfants. Selon un sondage YouGov, 85% des Français estiment aujourd’hui que les enfants reçoivent leur premier smartphone beaucoup trop tôt. En France, l’âge moyen du premier téléphone est désormais de 11 ans et 4 mois.
Résultat, 91% des parents se disent inquiets des activités de leur enfant sur son mobile. Dans le classement des préoccupations, on retrouve d’abord l’exposition à des contenus inappropriés sur Internet, puis le temps d’écran excessif et le risque d’addiction. Viennent ensuite le risque de harcèlement, les dangers liés au contact avec des inconnus ou encore la baisse de concentration à l’école. Enfin, 16% des parents redoutent les dépenses non contrôlées et les achats en ligne.
Fouiller ou ne pas fouiller: des parents divisés
Face à ces risques, faut-il pour autant fouiller dans l’intimité numérique de son enfant? Les Français sont très partagés sur la méthode à adopter. Les chiffres révèlent d’ailleurs des comportements très différents.
Une partie des parents, soit 37%, avouent avoir déjà consulté le smartphone de leur ado sans qu’il le sache. À l’inverse, 36% assurent n’avoir jamais ouvert le téléphone de leur enfant. Le dernier tiers des sondés privilégie une approche intermédiaire : soit ils utilisent une application de contrôle parental, soit ils consultent le smartphone en présence de l’enfant pour vérifier les activités avec lui.
Le « contrat de confiance » de Baptiste des Monstiers
Au micro de RMC, le journaliste Baptiste des Monstiers défend une approche basée sur un accord préalable et transparent. Pour lui, le smartphone n’est pas un objet anodin, mais un outil potentiellement dangereux qui nécessite un « deal » dès le départ. S’il refuse le « flicage » via le contrôle parental, qu’il utilise principalement pour limiter le temps d’écran et bloquer certains mots-clés, il assume vouloir garder un œil sur les échanges, notamment sur WhatsApp.
« Je lui ai dit: je veux pouvoir contrôler. J’ai mis des règles en amont. Si je vois que ça sonne trop, je veux regarder qui écrit », explique-t-il, tout en précisant ne jamais le faire sans l’accord de sa fille. Pour lui, la vigilance doit surtout porter sur l’influence numérique: « Regardez qui vos enfants suivent sur les réseaux. J’ai fait des enquêtes sur les dérives des influenceurs: certains ados se retrouvent coupables de recel de contrefaçon après avoir acheté des produits via du dropshipping sans le savoir. »
Jean-Philippe Doux: le respect du « jardin intime »
À l’opposé, Jean-Philippe Doux prône une éducation basée sur l’autonomie et la responsabilité, refusant catégoriquement de fouiller dans les appareils de ses enfants. « Je serais très mal à l’aise de le faire, même en leur présence. C’est leur jardin intime », affirme-t-il. Pour lui, le rôle du parent est d’apporter des valeurs en amont plutôt que de surveiller en aval.
Faisant une analogie avec la vie scolaire, le chroniqueur souligne: « Je ne vais pas monter sur le mur du collège pour voir ce qu’il fait à la récré, je ne fais pas ça non plus avec son portable. » Sa priorité reste le dialogue sur les fréquentations, particulièrement au collège où l’entourage devient plus flou. Selon lui, les laisser gérer leur vie numérique est une étape cruciale pour « apprendre à voler » avant de quitter le nid familial, pariant sur la confiance plutôt que sur le contrôle technique.
Source : rmc.bfmtv.com

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