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16 mars 2026Résultats des municipales 2026 à Mauguio : Chazot et Barral au coude à coude sur la dernière ligne droite
Pierre-Martin Chazot et Cécile Barral devancent Gilles Parmentier et Daniel Bourguet. Ce lundi, l’heure était au bilan du premier tour, aux rumeurs, et à l’organisation de la semaine pour rassembler plus large.
Il n’y aura pas d’alliance, c’est acté. À Mauguio, les 4 listes qualifiées pour le deuxième tour seront sur la ligne de départ, conformément aux engagements pris dimanche. Si Gilles Parmentier le candidat RN, et le LR Pierre-Martin Chazot (liste DVD), qui a coiffé d’un cheveu (8 voix) Cécile Barral (sans étiquette) sur la ligne d’arrivée pour virer en tête au premier tour, se sont brièvement rencontrés, lundi, « chacun est reparti de son côté », a confié très vite le premier.
« Je discute avec tout le monde par courtoisie, je respecte tous les électeurs. Monsieur Parmentier a souhaité me rencontrer. Je lui ai confirmé ma position, alors que ma liste était déjà déposée en préfecture », explique Pierre-Martin Chazot. Le sujet, sensible, a néanmoins fait l’objet d’une mise au point sur son compte Facebook, dans l’après-midi : « Certains agitent une rumeur : je ferais une alliance avec le RN. Soyons clairs. C’est faux ».
« Il y a eu une tentative de fusion, à l’initiative du député Charles Alloncle qui a initié les discussions », insiste Gilles Parmentier.
Ravi de son « score historique » et « très encourageant » (19,38 %, contre 13,46 % au premier tour des municipales de 2020), le candidat RN, qui a « tendu la main aux candidats arrivés aux deux premières places », consacrera sa semaine à « faire du terrain, du terrain et encore du terrain ».
« Sur le terrain, avec du porte à porte »
La semaine sera aussi « sur le terrain, avec du porte à porte pour aller chercher les 6000 personnes qui n’ont pas voté » à Mauguio et à Carnon pour Daniel Bourguet (DVG), qui a divisé son score par deux par rapport à 2020 : 16 % des voix contre 30,6 % dans une configuration « à quatre listes ». Mais c’est quasiment son score des municipales de 2014 avec six listes (16,10 %).
« Nous avons décidé de nous présenter pour le deuxième tour, sans alliances », annonçait-il déjà dimanche à l’issue de discussions avec son équipe.
Lundi, le jour d’après, l’heure était aussi au premier bilan d’une élection qui a laissé les deux candidats issus de la majorité municipale sonnés : 8,39 % pour Patricia Moulin-Traffort, sortie il y a un an de l’équipe d’Yvon Bourrel, 8,07 % pour Laurent Pradeille, successeur désigné du maire sortant qui n’a réuni que 813 voix, dont 72 à Carnon… sur 3000 votants.
« Ils ont payé le prix de la division »
« Ils ont payé le prix de la division, et n’ont pas su capitaliser sur le bilan du maire sortant », estime Daniel Bourguet.
« Le bilan est bon, on ne peut pas imaginer qu’il soit sanctionné par un tel résultat », se défend Yvon Bourrel, qui constate : « Celui qui avait mon soutien a pris l’eau ». « Inexplicable », pour le maire qui rappelle que Laurent Pradeille et Laurent Cappelletti, partis ensemble en 2026, avaient totalisé près de 25 % des voix lorsqu’ils étaient chacun tête de liste en 2014.
« Sur ma personne, j’arrivais à rallier des gens de gauche et de droite, je devais avoir une image de service public de proximité. Il y a eu une volonté de changement. Est-ce qu’il y a eu une perte de confiance ? » l’élu n’a pas la réponse. Il ne donne aucune consigne de vote pour un deuxième tour qui se jouera très probablement entre Cécile Barral et Pierre-Martin Chazot.
« Je ne veux pas entrer dans la Métropole »
Ce dernier annonce avoir les soutiens de l’ex-sénatrice Marie-Thérèse Bruguière et du maire de Palavas Christian Jeanjean en bonne posture pour être réélu. Il aborde la dernière ligne droite avec la volonté de « rassembler » au-delà de sa base et confirme son opposition à « tout rapprochement avec la Métropole de Montpellier ».
« Je ne veux pas entrer dans la Métropole », martèle Cécile Barral, qui veut rester sur sa « très bonne dynamique » et aller chercher des voix, notamment à Carnon, elle aussi en labourant le terrain. « On m’a collé des étiquettes toute la campagne, d’être proche de Carole Delga, de Michaël Delafosse… j’ai aussi travaillé dix ans avec Stephan Rossignol, et parce que je connais les collectivités de l’intérieur je ferai avancer les dossiers. J’ai le bon profil pour ça, c’est plus facile pour quelqu’un qui a le réseau ».
Source : www.midilibre.fr

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