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16 mars 2026Résultats des municipales 2026 : Gérard Larrat, anatomie d’une chute à la mairie de Carcassonne
Le maire sortant divers droite n’a pas réussi son pari d’imposer sa candidature comme « rempart » contre le Rassemblement national. Gérard Larrat se positionne à la quatrième place au premier tour des municipales à Carcassonne, loin derrière ses adversaires. Un coup dur pour l’élu depuis 2014 qui a peu à peu perdu son électorat notamment lié aux divisions internes de sa « sphère de pensée ». Retour sur une désillusion politique.
Gérard Larrat avait annoncé briguer un nouveau mandat, son troisième, début décembre 2025, notamment pour faire face « à cette déferlante annoncée ». Autrement dit, la possibilité de voir le Rassemblement national l’emporter dans le chef-lieu audois.
Dans cette analyse, l’édile avait vu juste. Le député RN, Christophe Barthès, va survoler ses adversaires avec 34,52 % des suffrages, le plaçant largement en tête au 1er tour. Mais là où Gérard Larrat s’est trompé, c’est sur son score. En rassemblant seulement 12,27 % des voix, le maire sortant se place en quatrième position, derrière le socialiste Alix Soler-Alcaraz et son ancien collaborateur, François Mourad, en binôme avec Magali Bardou, ancienne adjointe.
Comment expliquer cette déroute pour celui qui a été élu en 2014 ? D’abord, son camp s’est divisé ces dernières années. Plusieurs proches de son conseil municipal ont décidé de s’allier avec de nouveaux partenaires. C’est notamment le cas d’Édouard Jordan, ancien transfuge des Républicains vers l’association politique Rassemblement pour la République, antichambre du RN, qui s’est rapproché de Christophe Barthès.
L’émergence également, dans sa « sphère de pensée », de la candidature de François Mourad et Magali Bardou, tous deux proches du maire mais qui ont pris leurs distances après leur victoire aux élections départementales de 2021, notamment pour se préparer aux municipales de mars 2026.
Fin de l’union sacrée avec Isabelle Chesa
Chez ses alliés, Gérard Larrat a aussi perdu Isabelle Chesa, avec qui il formait une entente électorale depuis son élection en 2014. En janvier 2024, alors qu’il était présent dans la salle, sa 1re adjointe annonce sa candidature à l’échéance locale pensant que ce serait son tour au vu de l’âge du maire. Malgré ce choix, l’édile ne se positionne pas et entretient le doute avant de se déclarer à son tour quelques mois avant le premier tour.
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Le jour de l’annonce de l’édile, Isabelle Chesa jette l’éponge en quittant la politique. Dans son sillage, ses plus fidèles lieutenants démissionnent du conseil municipal, notamment Arnaud Albarel, Anne Quintilla-Mendegris ou Florence Blanc. Avec cette décision, la prétendante déchue éclabousse la candidature du premier magistrat. Ce dernier perd gros, notamment la base militante de l’association d’Isabelle Chesa, Ambition Carcassonne, qui lui tourne définitivement le dos. Une volonté de « dégagisme électoral » s’est peu à peu installée comme dans d’autres villes qui placent les maires sortants en mauvaise posture. Malgré les réalisations menées au cours du mandat.
Pas de successeur
Longtemps, il a été reproché à Gérard Larrat de ne pas vouloir passer la main. Il faut croire que cela a persisté durant cette campagne électorale. S’il a été question de succession, il n’a jamais mis de nom sur celle ou celui qui aurait pu prendre la relève, et même si la tendance se dirigeait vers un certain Gilles Icher, rien n’a été dit avec clarté.
Et ce, malgré un changement de stratégie opéré après le sondage Ifop pour L’Indépendant, qui le plaçait déjà en quatrième position. Mais la campagne électorale a aussi été entachée par les départs des colistiers Placide Arias et Robert Leuba. Les deux élus de la majorité de 2020 ont claqué la porte de la liste Carcassonne avant tout. De mauvais augure pour le maire sortant, montrant, une nouvelle fois, des divisions internes.
Des résultats en deçà de ceux de 2020
Le soir du 1er tour, Gérard Larrat n’a pas réussi à remporter un seul bureau de vote. Tous le placent en quatrième place. Dans les bureaux les plus importants, comme celui du centre social de Grazailles, l’élu avait rassemblé 31,10 % des voix en 2020 contre 12,65 % cette année.
Même son de cloche à l’école élémentaire Fabre-d’Églantine, passant de 35,03 % à 13,34 %, ou au foyer de Montlegun, avec 34,83 % des voix en 2020 contre 14,51 % pour cette échéance. Reste que le maire sortant dispose de 12,27 % des voix au 1er tour et jouera un rôle déterminant pour le second, malgré une sortie politique par la petite porte.
Source : www.lindependant.fr

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