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17 mars 2026Chelsea-PSG : Ousmane Dembélé est-il toujours l’arme fatale à même de changer la saison du club de la capitale ?
Le Ballon d’or 2025, buteur lors du 8e de finale aller de Ligue des champions, a rappelé qu’il était capable de tout changer lors des matchs couperets.
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C’est lui qui a remis le PSG sur le droit chemin au match aller. Sur un exploit solitaire compilant toutes ses qualités d’attaquant, Ousmane Dembélé a fait basculer la soirée au moment même où Chelsea appuyait pour prendre l’avantage. Un appel parfaitement synchronisé, de la vélocité, un crochet rendu ravageur par son ambidextrie, puis une frappe croisée en pleine lucidité. Si le Paris Saint-Germain n’aura pas forcément besoin de nouveaux buts pour éliminer les Blues (menés 2-5 après l’aller) à Stamford Bridge mardi 16 mars, Ousmane Dembélé tient l’occasion d’enchaîner au plus haut niveau après plusieurs mois chaotiques.
A en juger par son regard caméra en pleine célébration, le Ballon d’or 2025 tenait à rappeler, sur la pelouse du Parc des Princes, qu’il était toujours capable d’endosser le costume du personnage principal. Trois blessures ont ralenti le Parisien cette saison : une aux ischio-jambiers qui l’a écarté 40 jours entre septembre et octobre, une autre au mollet l’envoyant à l’infirmerie trois semaines en novembre avant qu’une rechute ne l’éloigne des terrains pour la deuxième partie du mois de février.
Au total, le n°10 parisien a manqué un tiers des matchs de son équipe (14/41), ce qui explique en grande partie son retard statistique par rapport au cru 2024-2025. A la mi-mars, il a en effet marqué 18 buts de moins qu’au même stade la saison passée (12 buts en 2025-2026 contre 30 la précédente). Mais la tendance des dernières semaines est assez encourageante. Depuis le début de l’année 2026, Ousmane Dembélé est directement impliqué dans 11 buts en 13 matchs (8 buts, 3 passes décisives) avec un temps de jeu pourtant limité (59 minutes par apparition en moyenne). Il est ainsi décisif toutes les 70 minutes en 2026, une moyenne identique à saison 2024-2025, celle qui l’a couronné meilleur joueur de football au monde.
« En première partie de saison, j’ai eu beaucoup de pépins physiques. Maintenant, je me sens beaucoup mieux, je retrouve du rythme », a reconnu l’intéressé après avoir grandement œuvré dans la victoire 5-0 contre l’OM au Parc des Princes début février. S’il a connu une légère rechute musculaire et s’il est sorti à l’heure de jeu mercredi dernier après avoir tenu sa jambe, « Dembouz » sera opérationnel pour le huitième de finale retour.
« La difficulté avec les joueurs qui sont de retour après une blessure, c’est de donner le nombre de minutes exact pour continuer dans sa récupération, a noté son entraîneur Luis Enrique après la victoire contre Chelsea. Il a fait ce que normalement fait Ousmane Dembélé et, pour nous, c’est une très bonne nouvelle. On s’attend à le voir à Londres, encore, dans ce match important ».
Ousmane Dembélé reste un élément clé et incontournable du club champion d’Europe en titre. Ses mots forts, pointant l’individualisme de certains coéquipiers sans les nommer après la défaite contre Rennes (1-3) mi-février, ont eu une résonance presque démesurée. Ses actes sur le terrain ont un impact encore plus fort. Cette saison, le Paris Saint-Germain a vécu ses plus grands creux quand il n’était pas présent sur la pelouse ou alors loin d’être à 100% : de sa sortie sur blessure contre le Bayern Munich (1-2), aux 56 minutes cumulées sur les trois matchs récents contre Monaco, en passant par la défaite contre l’OM en Ligue 1 (0-1) fin septembre.
« J’ai répété au coach que je voulais jouer mais je n’étais pas encore à 100%. Ça n’a pas été facile à certains moments [d’accepter de ne pas jouer], mais ma santé est le plus important. Surtout dans une équipe très exigeante comme le PSG. A mon poste, je presse, je décroche. Il faut être à 100% pour remplir ce rôle. »
Ousmane Dembéléen conférence de presse, lundi
Il était en revanche bien sur la pelouse pour les trois titres décrochés depuis le mois d’août, en Supercoupe d’Europe contre Tottenham (une passe décisive, un tir au but converti), en Coupe intercontinentale contre Flamengo et lors du Trophée des champions face à l’OM (un but).
« L’entraîneur parisien peut insister sur le collectif autant qu’il le veut : le PSG n’est pas la même équipe avec ou sans [Ousmane Dembélé], analyse Bixente Lizarazu dans L’Equipe. C’est donc très important pour la fin de saison qu’il récupère à 100 %. Pour l’instant, il n’est pas encore à même de pouvoir tenir 90 minutes. Il a vraiment besoin d’enchaîner et de retrouver durablement du rythme pour être aussi influent que la saison dernière. »
Le Ballon d’or n’a plus disputé deux matchs de 90 minutes depuis la finale de la Ligue des champions en mai 2025. Il ne compte que 13 sorties de plus d’une heure de jeu depuis l’été dernier, avec, presque à chaque fois, au moins un but ou une passe décisive (11 buts et cinq passes au total sur ces rencontres). S’il est enfin épargné par les pépins physiques, Ousmane Dembélé a tout pour changer l’issue de la saison du PSG à l’heure où les choses sérieuses ne font que commencer.
Source : www.franceinfo.fr

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