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17 mars 2026
Le face à face du mardi 17 mars
17 mars 2026Qualifié pour le second tour à Paris, Pierre-Yves Bournazel a annoncé lundi une fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, tout en précisant qu’il ne serait plus candidat. De quoi affaiblir d’emblée cette alliance. En face, le socialiste Emmanuel Grégoire, arrivé en tête au premier tour, ne s’est pas privé pour saisir la balle au bond.
Tout juste mise sur pied, la maison commune Rachida Dati-Pierre-Yves Bournazel semble déjà fissurée. Si les deux candidats aux élections municipales à Paris ont conclu une alliance ce lundi 16 mars, au lendemain du premier tour du scrutin qui a vu arriver le socialiste Emmanuel Grégoire largement en tête, la force de ce rapprochement est d’emblée affaibli.
En cause: la décision de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) de ne pas être candidat sur la liste nouvellement constituée pour le second tour, même s’il approuve une fusion avec Rachida Dati car une « majorité de Parisiens attend le changement et l’alternance ».
« Pour moi, le chemin s’arrête (…) puisque les Parisiens n’ont pas souhaité que je sois le prochain maire de Paris », s’est justifié l’intéressé ce lundi sur France 2, alors que l’ex-ministre de la Culture a indiqué dans Le Figaro lui avoir proposé d’être deuxième sur sa liste.
Des relations notoirement mauvaises
Les relations entre les deux candidats à la mairie sont notoirement mauvaises. Durant la campagne, Rachida Dati avait qualifié Pierre-Yves Bournazel sur RMC d' »incarnation physique de la droite la plus bête du monde », lui reprochant de vouloir la faire perdre.
Ce proche d’Édouard Philippe, qui fut son conseiller en communication quand elle était garde des Sceaux, avait quant à lui dépeint Rachida Dati comme sa « meilleure ennemie », évoquant également « une personne en état d’ébriété narcissique ».
Dimanche, Pierre-Yves Bournazel est arrivé en quatrième position avec 11,34% des suffrages, devant l’eurodéputé d’extrême droite Sarah Knafo (10,40%), mais derrière l’insoumise Sophia Chikirou (11,72%), Rachida Dati, soutenue notamment par Les Républicains, (25,46%) et Emmanuel Grégoire (37,98%).
Ses électeurs se porteront-ils tous sur la candidate de droite si lui-même n’est pas présent sur sa liste? Cette position met d’autant plus Rachida Dati en difficulté que le score de Pierre-Yves Bournazel additionné au sien ne suffirait pas à lui seul à rattraper celui obtenu par la liste d’Emmanuel Grégoire.
Reste Sarah Knafo, également qualifiée au second tour, mais Rachida Dati, tout en « respectant ses électeurs » a répété auprès du Figaro qu’il « ne peut y avoir d’alliance avec Reconquête. » Le choix de la députée européenne de se retirer ou non avant le second tour sera scrutée de près.
S’il a pris le pari de ne pas s’allier au deuxième tour avec Sophia Chikirou, laquelle a annoncé le maintien de sa candidature, Emmanuel Grégoire entend profiter des failles de sa rivale. « Cette fusion ressemble à une opération casse-cou de la droite », « c’est pour Rachida Dati je crois l’ultime désaveu », a-t-il attaqué sur France Inter ce mardi.
Pour cette dernière, le choix de Pierre-Yves Bournazel sera encore plus délicat s’il est suivi par ses colistiers. Sa deuxième de liste, Marlène Schiappa a annoncé qu’elle restera candidate dans la liste d’union, mais le troisième, Clément Beaune, a d’ores déjà refusé de faire partie de la liste de fusion, indique son entourage à BFMTV.
Source : www.bfmtv.com

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