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Colistier PS, Marc Sztulman a décidé de claquer la porte après l’alliance avec La France insoumise et son candidat François Piquemal arrivé second derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc. Invité de RMC, il dénonce notamment les positions passées de Jean-Luc Mélenchon et de facto LFI selon lui, sur les attentats de 2012 qui ont frappé Toulouse.
À Toulouse, il n’y aura pas de triangulaire ce dimanche pour le second tour des élections municipales. LFI et l’union de la gauche ont fusionné lundi pour tenter de battre le maire sortant Jean-Luc Moudenc, arrivé en tête au premier tour des élections municipales avec 37,23% des voix.
Arrivé deuxième dimanche, le député insoumis François Piquemal (27,56%) va s’allier avec le socialiste François Briançon (24,99%), troisième. Un accord simple : les socialistes soutiennent le candidat LFI pour la mairie, lui soutiendra François Briançon pour la présidence de la Métropole. Un programme commun et une gouvernance partagée donc.
Mais cette alliance est fragile, notamment dans les rangs socialistes où elle est vivement critiquée et fracture déjà. Marc Sztulman, l’un des co-listier du candidat socialiste, a préféré ne pas participer à la fusion avec LFI: « On ne peut pas défendre des luttes d’humanisme, d’antisémitisme du lundi au jeudi et le vendredi s’asseoir au conseil municipal à côté de ceux qui sont aujourd’hui le principal carburant de cette haine », assure-t-il à RMC.
« A Toulouse, il y a eu un attentat en 2012 et LFI, via Jean-Luc Mélenchon, a porté une doctrine consistant à dire que c’est un complot, bateau, que c’est un petit personnage sorti de son chapeau (Mohamed Merah, ndlr) », ajoute Marc Sztulman sur RMC Story.
Marc Sztulman évoque les propos de Jean-Luc Mélenchon tenus sur France Inter en juin 2021: « Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs Elysées (…) nous aurons l’événement gravissime qui permettra de montrer du doigt les musulmans et inventer une guerre civile, c’est bateau tout ça », avait-t-il lancé évoquant les attentats de Toulouse en 2012 et l’assassinat terroriste du policier Xavier Jugelé en 2017 à Paris.
Or « François Piquemal ne s’est jamais désolidarisé sur la doctrine de LFI sur l’attentat de Toulouse qui a tué des enfants, un professeur et des militaires. A partir de là, il est impossible de faire campagne avec La France insoumise ».
« La non-dénonciation des attentats de Toulouse rend impossible ma présence sur la liste »
Marc Sztulman veut rester fidèle à la doctrine socialiste du congrès de juin et aux positions récentes d’Olivier Faure: « Les positions étaient très claires sur le fait qu’il n’y aurait pas d’alliances avec les Insoumis (au niveau national, ndlr). Mais au niveau local, les ambiguïtés de LFI, la non-dénonciation des attentats de Toulouse rend impossible ma présence sur la liste », insiste-t-il.
Quant aux positions de François Piquemal sur les attentats de Mohamed Merah, Marc Sztulman assure lui avoir déjà parlé du sujet: « Il a écrit un livre sur l’histoire contemporaine de Toulouse, le seul événement dont il ne parle pas, peut-être pour ne pas se mettre son chef à dos, ce sont les attentats contre les militaires et l’école Ozar Hatorah ».
Résultat, dimanche, Marc Sztulman votera « selon ses valeurs », espérant toujours à une clarification d’ici-là. La présidente PS de la région Occitanie Carole Delga a également fustigé cette liste d’union, refusant de la soutenir.
Faure soutient l’accord, inquiétude dans le clan Moudenc
De son côté le patron du PS Olivier Faure a défendu cet accord: « Je ne suis pas d’accord avec l’idée que tous les Insoumis sont devenus des clones de Jean-Luc Mélenchon. C’est parfois le cas et là des alliances ne sont pas permises mais François Piquemal est un candidat parfaitement acceptable », a-t-il martelé sur France 2.
L’accord toulousain irrite dans les rangs du maire sortant Jean-Luc Moudenc: Eléonore, fidèle supportrice du maire sortant redoute la percée de LFI: « Je suis très en colère parce que LFI a une progression très nette et que les gens ne réagissent pas », alerte-t-elle.
Cette fusion des listes inquiète Lila, jeune étudiante, notamment lorsqu’il s’agit de la sécurité dans la ville: « Ils ont beaucoup d’actions contre la police, et déjà qu’à Toulouse on a un grand manque de sécurité, je me sentirai peut-être encore plus en insécurité! »
Car l’alliance à gauche pourrait coûter la mairie au maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc, arrivé en tête au premier tour avec 38% des voix qui dénonce « une alliance de la honte contraire à tout ce qui avait été dit. Finalement, c’est les sièges d’abord, et les convictions on les met de côté », estime l’élu.
Source : rmc.bfmtv.com

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