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Une triangulaire ouvrait la voie à Laure Lavalette. Mais le candidat LR Michel Bonnus se retire en faveur de la maire sortante, Josée Massi (DVD). Éliminée dès le premier tour, la candidate de gauche a elle aussi appelé à «battre le RN».
L’issue de la bataille des droites se précise sur la rade. Arrivée largement en tête au premier tour de l’élection municipale à Toulon avec 42,05% des voix, la candidate Rassemblement national (RN) Laure Lavalette affrontera non pas deux, mais une seule liste de droite au second tour. Pour faire perdre le parti de Marine Le Pen, le candidat Les Républicains (LR) Michel Bonnus a décidé de se retirer pour ne pas annihiler les chances de la maire sortante, Josée Massi (DVD), a fait savoir son entourage.
La droite était pourtant partie divisée devant les électeurs. Après la démission de l’inénarrable Hubert Falco (LR), condamné en 2023 pour détournement de fonds publics, sa première adjointe Josée Massi lui avait succédé à la barre de la ville. L’ancien baron du Var avait ensuite déchiré son propre camp en soutenant Michel Bonnus… après avoir demandé à Josée Massi de se présenter ! Les Toulonnais ont finalement tranché ce nœud gordien dans les urnes : au premier tour, Josée Massi s’est imposée comme candidate du vote utile à droite, en distançant largement son concurrent avec 29,54% des voix. De son côté, Michel Bonnus n’est arrivé qu’en troisième position avec 15,71% des voix.
Josée Massi «en position de force»
Le renoncement du candidat LR semble cependant avoir été douloureux. Dès dimanche soir, Michel Bonnus déclarait devant la presse locale qu’il retirait sa liste pour laisser place à Josée Massi. Mais dans un communiqué publié le lendemain sur Twitter, le ton était tout autre. «Je tends la main et j’ouvre la discussion», écrivait Michel Bonnus qui appelait Josée Massi à le rencontrer «pour que Toulon ne tombe pas aux mains du Rassemblement national». Espérait-il obtenir une fusion entre les deux listes sœurs ennemies ? Josée Massi avait pourtant été claire depuis des mois : jamais, promettait-elle, elle ne fusionnerait avec la liste de ses frères ennemis.
Josée Massi a pourtant reçu Michel Bonnus lundi après-midi, selon des sources concordantes. Sans déboucher, comme prévu, sur aucune fusion. Ce mardi matin, l’entourage de Michel Bonnus confirmait se retirer sans conditions. «Elle (Josée Massi – NDLR) est en position de force», concédait un proche de Michel Bonnus quelques heures avant la renonciation officielle de son candidat. Dans une triangulaire, la division des voix de la droite et du centre plaçait la candidate RN en position de favorite. Mais dans un duel, Josée Massi pourrait profiter du report non seulement d’une partie des électeurs de Michel Bonnus, mais aussi d’une partie de ceux de Magali Brunel, la candidate d’Union à gauche (8,38% des voix). À l’issue du premier tour, cette dernière affirmait vouloir «engager le dialogue avec Josée Massi (…) pour battre le Rassemblement national».
Ce rassemblement anti-RN qui pourrait coûter au parti à la flamme sa cible la plus prestigieuse des municipales. Reste à savoir si les électeurs suivront leurs candidats dans cette stratégie annoncée du «front républicain». Là réside l’optimisme affiché par l’entourage de Laure Lavalette. «Nous pensons que les électeurs de Michel Bonnus ne suivront pas ce choix», assure un proche. «Nos deux projets sont proches, nous avons relevé 85% de similitudes. Par ailleurs, la liste de Josée Massi ne ressemble pas à celle de Michel Bonnus. C’est une liste de gauche, très à gauche. Si on ne peut pas faire l’union des droites entre les appareils, on la fera entre les électeurs.» Le Rassemblement national, qui a dirigé la ville entre 1995 et 2001, fera-t-il les frais du cordon sanitaire ? Réponse dans les urnes dimanche prochain.
Source : www.lefigaro.fr

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