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17 mars 2026TRANSPARENCE. Quelles règles la rédaction de France Télévisions applique-t-elle en cas de dérapage a l’antenne ?
Une plaisanterie que les téléspectateurs n’auraient pas dû entendre, et qui aurait surtout dû ne pas être prononcée. Le 15 mars, une journaliste de France Télévisions a insulté Eric Ciotti, candidat UDR à la mairie de Marseille. Elle a été écartée de l’antenne. Selon quelles règles ? On vous explique.
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Les surnoms méchants sont fréquents dans de nombreuses professions, dont le journalisme audiovisuel. Mais lorsque ces surnoms se retrouvent à l’antenne, même involontairement, le ou la journaliste doit rendre des comptes, tout comme la chaîne sur laquelle la bévue a été commise. C’est pour cela que Nathalie Saint-Cricq, coupable d’avoir affublé Eric Ciotti d’un surnom infamant le 15 mars lors de la soirée électorale de franceinfo TV, alors qu’elle pensait son micro coupé, a été écartée de l’antenne pour une semaine. Elle ne commentera donc pas le second tour.
La charte des antennes du groupe France Télévisions est très claire en page 27 : « France Télévisions veille à ne pas diffuser des propos injurieux à l’égard d’autrui« . Elle rappelle au passage la définition légale de l’injure : « Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure » (loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, article 29 alinea 2). Un commentaire, même sévère, doit reposer sur des éléments d’information mis en perspective. Le quolibet n’y a pas sa place. Par ailleurs, aucun relativisme lié au statut de la victime n’est recevable. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une personnalité politique est habituée aux outrances à son égard que la règle ne s’applique pas. Pas d’insulte, tout simplement.
Et c’est bien sûr la personne insultée qui doit être prise en compte en priorité. Nathalie Saint-Cricq a d’abord présenté ses excuses à Eric Ciotti à l’antenne, quelques minutes après avoir pris conscience que sa « plaisanterie » avait été entendue par les téléspectateurs, puis directement pas sms.
Le public était aussi en droit d’attendre des excuses : d’abord celles et ceux qui trouvent choquant le surnom donné, mais aussi toutes celles et ceux qui attendent un autre langage dans un programme d’information de service public. D’où, en plus des excuses à l’antenne de la journaliste en direct, les excuses rapides de la chaîne sur les réseaux sociaux
C’est aussi au nom de la notion de « maîtrise de l’antenne » que les excuses rapides ont été prononcées. Cette exigence est au cœur de la réglementation qu’applique l’Arcom, l’organe de régulation de l’audiovisuel, qui affirme : « L’éditeur est responsable du contenu des émissions qu’il diffuse. Il conserve, en toutes circonstances, la maîtrise de son antenne » ; [il] « respecte les droits de la personne relatifs à sa vie privée, à son image, à son honneur et à sa réputation« . Bien sûr, l’émission était en direct mais l’imprévisibilité, circonstance atténuante, n’exonère pas une chaîne de ses responsabilités.
Source : www.franceinfo.fr

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