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17 mars 2026Les prix du pétrole continuent de faire le yo-yo face à la situation instable au Moyen-Orient
MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP
Les prix du pétrole continuent de faire le yo-yo face à la situation instable au Moyen-Orient. Photo d’illustration.
Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine et que la circulation reste quasi-paralysée dans le stratégique détroit d’Ormuz, les cours du pétrole ont accéléré leur rebond ce mardi 17 mars, et s’envolent de 5 %.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, a rebondi de 4,58 % ce mardi, alors qu’il avait perdu la veille 2,84 %. Les prix du pétrole ne cessent de faire le yo-yo, porté par les développements du conflit.
Ce mardi, la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, située sur la côte est des Émirats arabes unis, a été visée par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, selon les autorités locales. L’installation, située au-delà du détroit d’Ormuz, avait déjà été touchée la veille par une attaque de drone, poussant la compagnie nationale pétrolière Adnoc à suspendre ses chargements de brut sur le site, a indiqué une source proche à l’AFP.
Ce type de frappes assombrit davantage les perspectives sur l’approvisionnement énergétique mondial. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est certes dite prête à débloquer davantage ses réserves stratégiques d’or noir « si nécessaire », après la décision annoncée mercredi de libérer 400 millions de barils, et alors que le Japon a déjà ouvert ses stocks stratégiques.
Mais la situation reste incertaine, et les tensions vives. Lundi, le président américain Donald Trump a par ailleurs répété son appel aux pays dépendant du pétrole du Golfe à sécuriser Ormuz, reprochant à certains de ne « pas vouloir s’impliquer ».
Les prix à la pompe continuent d’augmenter en France
Cette instabilité se traduit directement en France par des prix à la pompe élevés. La semaine dernière, les tarifs du litre d’essence et de diesel ont continué d’augmenter, avec une hausse cependant moins rapide que la semaine précédente.
Ainsi, les dernières données de l’État indiquent que le litre de diesel a augmenté en moyenne de 6.5 centimes, et s’affichait à 2,01 euros en fin de semaine. Le litre de SP95-E10 a lui augmenté de 7.3 % (1,8649 euro), celui de SP95 de 5.5 % (1,8979 euro) et celui de SP98 de 6.2 % (1,9609 euro), rapporte Le Figaro.
Les rapports de force se tendent : les distributeurs continuent de mettre la pression sur le gouvernement, tandis que Bercy les sermonne. Ce lundi, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard a ainsi proposé que l’État « réduise sa marge » pour contenir la hausse du prix des carburants. « L’État doit surtout prendre ses responsabilités », a-t-il insisté.
De son côté, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, avait aussi dénoncé jeudi dernier que l’État était le « grand gagnant » de la hausse du prix de l’essence car « plus de 51 % du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l’État ».
Le ministère de l’Économie avait réfuté ces propos, expliquant que « la seule part qui va augmenter quand les prix augmentent, c’est la TVA », fixée à 20 %, et non l’accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE). La dernière réunion convoquée au ministère de l’Économie avec les distributeurs de carburants n’a débouché sur aucune décision quant à un éventuel encadrement des prix.
Source : www.huffingtonpost.fr

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