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17 mars 2026REPORTAGE. « C’est trop risqué » : à Marseille, les électeurs de gauche accusent Benoît Payan de « jouer avec le feu »
Le maire sortant, socialiste, a déposé sa liste en préfecture pour le second tour des municipales, fermant la porte à toute possibilité d’alliance avec le candidat LFI Sébastien Delogu et alors que le RN Franck Allisio a obtenu 35% des voix au premier tour dimanche. Une décision jugée « incompréhensible ».
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Depuis lundi 16 mars, lendemain du premier tour des élections municipales, la liste des alliances PS-LFI s’allonge, mais ce n’est pas le cas dans la cité phocéenne où le maire sortant Benoît Payan refuse de fusionner avec l’insoumis Sébastien Delogu. Le socialiste est pourtant talonné par le RN.
Lundi, des Marseillais se sont réunis devant l’Hôtel de Ville pour réclamer un sursaut face au risque de l’extrême droite. Sous les fenêtres du maire sortant Benoit Payan, ils sont environ un millier à réclamer l’union de toutes les gauches. Claire ne porte pas LFI dans son cœur, mais appelle quand même au front commun. Selon elle, Benoît Payan joue à la roulette russe en partant seul face au RN, avec si peu d’avance. « C’est trop risqué. On ne joue pas avec le feu quand on a deux points d’avance sur le Front national », martèle-t-elle.
Rudy est militant insoumis et acquiesce. « La balle est dans le camp de Monsieur Payan qui a fermé la porte. Il faut qu’il rouvre la porte, c’est tout. Partout où le PS avait dit qu’il ne ferait pas l’union, ils la font. À Marseille, on ne la fait pas. On ne comprend pas. C’est incompréhensible. »
« Le peuple de gauche est capable de se disputer violemment parfois, mais quand il y a des enjeux essentiels, il sait se rassembler. »
Rudy, un électeur insoumisà franceinfo
Tant pis si la campagne a été brutale. « Il faut s’unir », clament Marine et Sara. Toutes les deux ont voté Benoît Payan au premier tour, mais lui en veulent de compter sur le déport de voix des électeurs insoumis pour battre le RN. « C’est soit vous votez pour moi et vous évitez le RN, soit vous ne votez pas pour moi et c’est de votre faute », dénoncent-elles. L’union est encore possible veulent croire ces électeurs rappelant que Benoît Payan peut toujours retirer sa liste pour en redéposer une autre.
En l’état, c’est bien une quadrangulaire qui se profile au second tour à Marseille puisque la candidate de la droite et du centre Martine Vassal a décidé de se maintenir. Officiellement, en décidant de se maintenir, Martine Vassal veut continuer à défendre ses idées dans le match marseillais. Officieusement, il s’agit de disperser les voix, de capter un électorat qui serait tenté par le vote RN. Car si Martine Vassal s’était retirée, « ses électeurs n’iraient pas tous voter Benoît Payan » reconnaît une ministre. L’objectif est donc de faire baisser le score du candidat RN Franck Allisio, et comprendre « tant pis » si Benoît Payan l’emporte.
Au passage, Martine Vassal restera conseillère municipale, avec l’ambition de maintenir la droite et le centre dans la majorité de la Métropole qu’elle préside. Tout cela fait les bonnes affaires de Benoît Payan qui s’est bien gardé d’appeler au désistement de sa rivale. En faisant le pari de partir seul, sans LFI, il rejette la responsabilité sur Sébastien Delogu. L’insoumis doit décider d’ici mardi soir s’il se maintient au risque, peut-être, de faire gagner le RN.
Source : www.franceinfo.fr

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