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Capture écran RTL/X
Florian Pelicot ici sur RTL le 17 mars 2026.
Un seul en scène, plutôt qu’un one man show ? Cette différence, c’est Florian Pelicot qui en parle. Ce mardi 17 mars, le fils de Gisèle Pelicot était invité au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, où il a détaillé pour la première fois son projet de spectacle humoristique inspiré de son vécu dans le procès des viols de Mazan.
« Je me suis toujours servi du rire pour désamorcer beaucoup de choses, et notamment lors de ce procès, raconte ce dernier, comédien dans la vie depuis une dizaine d’années. Il faut savoir que pendant nos pauses au tribunal, on se retrouvait au restaurant avec notre famille en présence des agresseurs, un contexte très lourd et très pesant. »
Il poursuit : « Il m’arrivait de faire des vannes sur le sujet pour désamorcer un climat très lourd. C’était une manière pour moi d’alléger. Et j’ai compris à ce moment-là qu’on pouvait rire de ces choses-là. Bah, pourquoi pas utiliser ce biais-là ? »
Un peu moins de dix jours en arrière, Florian Pelicot avait surpris ses quelque 47 000 abonnés Instagram, en leur annonçant au détour d’une vidéo un projet de « one man show sur le procès de [son] père », Dominique Pelicot. Une idée « too much » pour certains, une manière de « se faire du pognon » pour d’autres, d’après les commentaires.
Ce n’est pas à proprement parler un spectacle sur le procès, se défend-il aujourd’hui. Atteint comme tous les autres membres de sa fratrie par cette période, il dit être actuellement dans une « vraie quête d’identité », liée entre autres aux doutes de filiation avec Dominique Pelicot, qui a remis en question leur lien de parenté.
Le rire, « comme acte de résistance »
« Je vais parler de mon histoire personnelle, assure l’amateur de stand up de 39 ans, qui dit vouloir rendre visite à son père en prison pour obtenir des réponses, et faire un test ADN. Ce drame a télescopé beaucoup de choses. » Pour le moment, rien n’est encore écrit. Aucune salle n’a été bookée. La billetterie n’est pas ouverte.
Retrouvez l’entretien dans son intégralité ci-dessous :
Mais, l’entreprise est cathartique pour lui. « Je pense qu’on peut rire de tout, à partir du moment où on ne blesse pas les gens. Ce n’est pas discriminant, surtout quand on parle de soi », poursuit-il, assurant avoir reçu l’aval de sa mère, la première personne à qui il a parlé de son projet. Son frère et sa sœur, eux, n’étaient pas au courant.
« Chacun a sa manière d’aborder les choses et de s’exprimer. Moi mon credo, c’est le rire. Et je veux me servir du rire comme acte de résistance et de résilience », conclut-il. Pas question d’effacer son patronyme. Il signera ce spectacle de son nom, Pelicot. Une fierté, vis-à-vis de sa mère et de ses petits enfants, dit-il.
Source : www.huffingtonpost.fr

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