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17 mars 2026Lyon, Nantes, Strasbourg, Toulouse… Entre le PS, LFI et Les Ecologistes, des accords en série dans l’entre-deux-tours des municipales 2026
Le dépôt des listes des candidats pour le second tour est attendu au plus tard mardi à 18 heures, mais de nombreuses négociations ont abouti dès lundi, notamment entre le Parti socialiste et La France insoumise.
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La gauche et l’extrême gauche ont décidé de faire front commun, ou presque, pour le second tour des élections municipales dans plusieurs grandes villes de France. Le dépôt des listes des candidats étant attendu officiellement mardi 17 mars à 18 heures au plus tard, les tractations, entamées dès dimanche soir, n’ont pas traîné pour aboutir. Et malgré l’absence d’« accord national » entre le Parti socialiste et La France insoumise, les annonces de fusions de listes entre les deux partis se sont enchaînées localement, lundi, suscitant de sévères critiques.
Toulouse, Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand… Dans toutes ces villes, la progression des insoumis a conduit les représentants socialistes à accepter divers accords avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, actant parfois des « fusions techniques », c’est-à-dire une liste commune mais sans soutien programmatique ni engagement à siéger par la suite dans la majorité municipale. « Je comprends parfaitement les choix » de ces candidats, a affirmé sur France 2 Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.
L’accord n’aura pas lieu, en revanche, dans les deux premières villes de France. Le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, à la tête d’une union de la gauche hors LFI, a déjà déposé sa liste pour le second tour en préfecture, refusant toute « tambouille ». Il a ainsi fermé définitivement la porte à la moindre alliance avec le candidat mélenchoniste, Sébastien Delogu. A Paris, après une campagne extrêmement tendue entre socialistes et insoumis, c’est sans surprise que le candidat de l’alliance de gauche, Emmanuel Grégoire, a écarté toute alliance avec la candidate LFI, Sophia Chikirou.
A Toulouse en revanche, la liste PS-Ecologistes de François Briançon a accepté de se rassembler derrière l’insoumis François Piquemal dans une liste « commune », en bonne position pour tenter de battre le maire divers droite sortant, Jean-Luc Moudenc. Mouvement similaire à Limoges, où le candidat PS-PCF-Place publique, Thierry Miguel, troisième du premier tour, a accepté de fusionner sa liste avec celle du député insoumis Damien Maudet, avec l’objectif de battre le président LR de la métropole, Guillaume Guérin, en tête dimanche dernier.
A Avignon, c’est derrière la liste PS de David Fournier que LFI et sa candidate, Mathilde Louvain, s’est rangée. Même chose à Clermont, où le maire socialiste sortant, Olivier Bianchi, a annoncé la fusion « technique » de sa liste avec celle de LFI, conduite par la députée Marianne Maximi. Mais aussi à Brest, avec le maire PS, François Cuillandre, distancé par la droite au premier tour, qui s’est allié avec l’insoumise Cécile Beaudouin. Enfin, à Nantes, Johanna Rolland s’est résolue à un accord de fusion avec la liste LFI de William Aucant, pour faire face au candidat de la droite et du centre, Foulques Chombart de Lauwe, arrivé juste derrière la numéro 2 du PS au 1er tour.
A La Courneuve, c’est une alliance entre le candidat LFI, Aly Diouara, arrivé en tête, et la candidate PCF, Nadia Chahboune, qui s’est opérée, afin de barrer la route au PS.
Dans le sillage de leur patronne, Marine Tondelier, très ouverte aux accords avec LFI pour battre la droite ou l’extrême droite, Les Ecologistes ont aussi conclu un accord avec les insoumis d’Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon, derrière le maire sortant, Grégory Doucet, afin de contrer l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. La candidate d’un collectif de partis écologistes et de gauche à la mairie de Grenoble, Laurence Ruffin, est également parvenue à un accord « technique » avec la liste LFI d’Allan Brunon en vue du second tour. Ils ont respectivement terminé deuxième et troisième au premier tour, derrière le revenant LR Alain Carignon.
Idem à Strasbourg, entre l’écologiste Jeanne Barseghian et le mélenchoniste Florian Kobryn, mais cette fois-ci sans le PS d’une autre revenante, Catherine Trautmann. Et à Besançon, où la maire sortante écologiste, Anne Vignot, largement distancée par le candidat LR, Ludovic Fagaut, à l’issue du premier tour, a annoncé une alliance avec l’insoumise Séverine Véziès pour « battre la droite ».
A Lille, où ils jouaient un rôle d’arbitre, les écologistes menés par Stéphane Baly ont en revanche choisi de s’allier à la liste PS du maire sortant, Arnaud Deslandes, et non à LFI et sa candidate, Lahouaria Addouche. Les socialistes et les insoumis étaient au coude-à-coude au premier tour.
Source : www.franceinfo.fr

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