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C’est le grand bazar de l’entre deux-tours. Aux élections municipales, les listes font souvent des alliances de circonstances pour accéder à une mairie ou battre un rival. Des alliances qui existent depuis de nombreuses années et qui ont déjà donné lieu à des accords contre-nature.
Maintiendra, maintiendra pas? Les candidats aux municipales ont jusqu’à ce mardi 18 heures pour boucler les listes du deuxième tour.
Et la règle c’est que les candidats peuvent se maintenir au second tour s’ils ont fait 10% au 1er. Et ils peuvent fusionner leur liste s’ils ont fait 5%. C’est ce qui suscitent des alliances parfois improbables. Puisqu’en politique, ce qui compte avant tout, c’est gagner.
Mais ces jeux d’alliances n’ont pas toujours existé. Pendant longtemps, la gauche restait avec la gauche, et la droite, avec la droite. Mais sous la IVe République, donc les années 1950, tout change. On assiste à des alliances droite-gauche contre des partis qu’on jugeait « extrême ». Et à l’époque, le parti extrême par excellence, le plus dangereux aux yeux des autres partis, c’était le Parti communiste. Et pour le battre, tout était permis.
Ce président qui détestait les alliances
Une des premières villes où la droite et la gauche se sont mises ensemble, c’est Nice. Aux municipales de 1945, la SFIO, le parti socialiste de l’époque, et le MRP, le parti du général de Gaulle donc classé à droite, font alliance pour battre la liste communiste ! C’était le barrage républicain de l’époque. Et il existait même dès le premier tour.
Ce fut le cas lors des municipales de 1959. Dans la ville d’Amiens, tous les partis, droite-gauche confondues s’allient dès le début pour battre le PC.
Il y en a un qui n’aimait pas les alliances contre nature, c’était François Mitterrand. Quand il est élu président en 1981, François Mitterrand impose l’union systématique entre partis de gauche. Donc les alliances gauche-droite se font très rares.
Mais ça repart en 1995, dans la ville de Mulhouse. Le Front national, l’ancêtre du RN, est à deux doigts de remporter la ville. Du coup, le maire PS de la ville fusionne avec le centre droit pour l’emporter. À l’époque, ça avait fait beaucoup de bruit. C’était une vraie transgression.
LR avec LFI!
Et parfois, les alliances vont loin, vraiment très loin. Une des alliances les plus dingues de l’histoire des municipales c’était en 2020, à Montpellier. Au second tour, le milliardaire Mohed Altrad, le président du club de rugby, fait une liste commune avec une candidate la France insoumise, une écologiste et l’humoriste Remi Gaillard ! Un vrai carnaval politique. Qui n’a pas donné grand-chose puisque la liste a terminé 3e. Mais ça avait fait rire, on les surnommait les 4 fantastiques !
Cette même année 2020, ce sont des maires de droite qui se sont alliés à La France insoumise. À Arcueil, dans le Val-de-Marne au secon tour, une candidate LFI s’allie avec un candidat de la République en marche, donc centriste, et un candidat LR. Tout ça pour battre le maire sortant Europe Ecologie les Verts. Vous imaginez le drame. Hé bien ça n’a pas marché, l’écologiste a été réélu.
Polémique à Strasbourg pour une candidate PS avec Horizons, le parti d’Edouard Philippe
Face à la fusion des listes Les Ecologistes et LFI menée par la maire sortante de Strasbourg Jeanne Barseghian, Catherine Trautmann, arrivée en tête du premier tour des municipales, a noué mardi un accord avec le candidat de centre-droit, s’attirant les foudres du PS. « Cet accord à Strasbourg place ceux qui l’ont conclu en dehors du Parti socialiste », a réagi le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur X.
Source : rmc.bfmtv.com

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