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17 mars 2026Neuf CRS condamnés à des peines de six mois à deux ans de prison avec sursis pour des violences sur des « gilets jaunes » dans un Burger King à Paris
Durant leur procès, les fonctionnaires avaient reconnu certains gestes « inadaptés » envers ceux qu’ils considéraient comme des « pilleurs », sans toutefois présenter d’excuses.
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Les images de violences visant les « gilets jaunes » avaient fait le tour des réseaux sociaux. Neuf policiers ont écopé de six mois à deux ans de prison avec sursis, mardi 17 mars, à l’issue de leur procès pour avoir asséné des coups à des manifestants réfugiés dans un Burger King de la capitale, le 1er décembre 2018, lors de l’acte 3 des manifestations de « gilets jaunes ». Ces peines sont légèrement supérieures aux réquisitions du parquet qui, mi-février, au terme de trois jours d’audience, avait réclamé des peines allant de six à vingt mois de prison avec sursis.
« L’usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et proportionnalité », a souligné le président de la 10e chambre correctionnelle de Paris en rendant son jugement, alors qu’aucun des mis en cause ne s’est déplacé pour entendre la décision. Le magistrat a souligné « la nature et la gravité des faits à l’encontre des manifestants », d’autant que ceux-ci « présentaient un comportement pacifique » et « semblaient se mettre à l’abri » dans le fast-food « pour reprendre leurs esprits » après que des grenades lacrymogènes avaient été tirées par les forces de l’ordre à l’extérieur.
Dans le restaurant, la scène, particulièrement violente, avait duré deux minutes et trente-sept secondes. Elle avait été filmée sous différents angles par des manifestants, des journalistes et des caméras de vidéosurveillance, dont les images ont été révélées par France Télévisions. On y voit des policiers matraquer et asséner des coups de pied aux manifestants, réfugiés dans le fast-food pour échapper aux gaz lacrymogènes, sans sommation et sans leur laisser le temps d’évacuer les lieux.
Durant le procès, les prévenus avaient reconnu certains gestes « inadaptés » envers ceux qu’ils considéraient comme des « pilleurs », sans toutefois présenter d’excuses. Ils avaient justifié ces violences par un contexte « insurrectionnel » et par leur « épuisement » professionnel. A la barre, les policiers avaient aussi évoqué leur sentiment d’avoir été « abandonnés » par leur hiérarchie et avaient directement mis en cause la préfecture de police de Paris. La procureure Marie Dubarry avait, elle, souligné que le tribunal jugeait « le moment précis où l’usage de la force a cessé d’être nécessaire et proportionné ».
Source : www.franceinfo.fr

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