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17 mars 2026Prix des carburants : quelles solutions envisagent nos voisins européens pour limiter les conséquences de la hausse ?
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Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Le prix du pétrole a de nouveau bondi ce mardi 17 mars, négocié à plus de 100 dollars le baril. L’essence est en moyenne à 1,91 euro le litre, et le gazole à plus de deux euros. Qu’en est-il chez nos voisins européens ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Christine utilise sa voiture tous les jours pour se rendre à son travail. Face à l’envolée des prix à la pompe, plus question pour elle de faire un plein complet : « Je prends juste ce qu’il me faut pour ce dont j’ai besoin, parce que c’est trop cher. Là, je n’ai même pas mis 30 litres et j’en ai presque pour 60 euros », déplore-t-elle.
En moyenne en France, le litre de gazole s’achète aujourd’hui 2,07 euros, et celui du Sans-plomb 95, 1,91 euro. Résultat, certains automobilistes revoient leur déplacement : « Avant, comme tout le monde, j’étais un peu fainéant, donc pour aller faire les courses, au centre-ville et tout, on prenait la voiture. Maintenant, on y va un peu plus à pied », confie un automobiliste. « Ça me motive moins à prendre la route et à faire 3-4 heures de route et, du coup, dépenser peut-être un plein et demi en plus pour voir ma famille », ajoute un autre. Pour limiter la hausse des prix des carburants, l’État français pourrait baisser les taxes, mais la mesure serait très coûteuse pour les finances publiques.
Du côté de nos voisins allemands, le gouvernement a débloqué une partie des réserves stratégiques, 19 millions de barils, et limite désormais le nombre d’augmentations à la pompe à une par jour, contre une vingtaine habituellement. Dans une station-service, la mesure divise. Ah regardez, ça vient juste de changer. « Ça ne va pas limiter les prix à mon avis », juge un conducteur interrogé à Berlin (Allemagne). Un autre en revanche approuve : « C’est une bonne chose. Ça changera certainement quelque chose pour moi. Les gens paieront moins cher. »
En Italie, le gouvernement Meloni envisage un chèque énergie pour aider les ménages. En Angleterre et en Croatie, les prix à la pompe sont désormais plafonnés. Une mesure contre-productive, selon Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco : « L’État ne peut pas obliger les pompistes à vendre à perte. Donc le risque, c’est qu’au bout d’un moment, les pompistes, les stations-service, tout simplement, arrêtent de vendre le carburant parce qu’ils disent ‘moi je perds de l’argent chaque fois que j’en vends’, donc ça crée des pénuries. »
Si le baril reste autour des 100 dollars, les automobilistes européens pourraient payer 220 euros en plus par an en carburant.
Source : www.franceinfo.fr

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