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18 mars 2026Résultats des municipales 2026 à Perpignan : et si la victoire de Louis Aliot au 1er tour avait sauvé la mise de la gauche divisée à Perpignan
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Récapitulatif des informations
Fragmentées, les forces de gauche n’ont pas réussi à faire front contre le maire sortant RN de Perpignan, réélu dès le premier tour de ces élections municipales ce dimanche 15 mars 2026. Pour autant, leurs suffrages progressent par rapport à 2020 et leur permettent paradoxalement de renforcer leurs positions et de retrouver voix au chapitre au sein de l’assemblée municipale.
Un grand paradoxe. Balayée dès le premier round des élections municipales à Perpignan par le Rassemblement national, partie divisée, arrivée morcelée, la gauche aura remporté quelques « modestes » victoires lors de ce scrutin.
Dans les chiffres d’abord. Bien qu’avec quatre listes au départ (des modérés aux radicaux) en 2020 comme en 2026, elle engrange en l’espace de six ans 6 200 voix supplémentaires au premier tour, passant de 21,83 % des suffrages cumulés à 35,94 %. Sans appel ce dimanche face aux 50,61 % (16 835 voix) amassés par le maire sortant Louis Aliot.
La mobilisation dans le camp de ses opposants a été plus forte que par le passé mais a été découragée par l’absence de dynamisme, les dissensions et autres querelles intestines. La gauche n’en ressort pas grandie mais pourtant renforcée en termes d’occupation du terrain politique, avec une représentation inédite de chacune de ses forces. Absente de l’hémicycle depuis douze ans, la gauche perpignanaise met un coup de pied dans la porte du conseil municipal avec huit sièges au sein de l’opposition.
Le Parti socialiste prend deux postes. Un pour Frédéric Monteil. Le directeur de cabinet de la présidente du Département fait son entrée (avec les deux centristes Annabelle Brunet et Jean-Yves Guizard) dans les pas de la candidate Place publique Agnès Langevine, que le mouvement de la Rose avait investie et qui s’est placée en seconde position. Et un deuxième fauteuil pour le dissident du PS Mathias Blanc qui avait maintenu sa candidature (5e) et qui sera accompagné par la communiste Françoise Fiter.
« Maintenant, l’enjeu est surtout de recoller les morceaux »
Les Insoumis, à la 4e place, signent également une grande première avec l’obtention de deux conseillers municipaux, la tête de liste Mickaël Idrac et sa colistière Naïma Mokhtari. Ironie du sort, la victoire de Louis Aliot aura sauvé la mise de LFI qui n’aurait pas pu se maintenir au second tour avec 9,6 % des suffrages et aurait dû ronger son frein sept ans de plus. « Au niveau électoral, on est un peu déçus parce que l’abstention a été forte et notre électorat, les jeunes et les quartiers populaires notamment, ne s’est pas mobilisé« , précise Francis Daspe, coordinateur LFI dans les Pyrénées-Orientales. « On va maintenant utiliser notre présence à la municipalité comme un levier supplémentaire. Autre point positif, dans cette campagne, on a gagné de nouveaux militants, souvent jeunes, on a créé une dynamique et un enthousiasme et c’est une force d’avenir non négligeable.«
Les écologistes s’étaient d’ailleurs alliés avec la France insoumise. « Déçus », ils ne comptent aucun élu, comme depuis de nombreuses années « Nous avons chacun proposé un chemin d’union que d’autres n’ont pas voulu saisir. C’est le manque de leadership, de légitimité qui a conduit à cette situation« , décrypte Nicolas Berjoan, secrétaire des Écologistes 66. « Tout le monde y a cru et personne n’y est vraiment arrivé. Mais la réalité perpignanaise d’aujourd’hui nous a rattrapés. Et pour moi, ça oblige à la réflexion, pour nous tous. Sinon, ça sera l’éternel recommencement.«
Ces municipales « express », sans deuxième tour, auront aussi épargné à la gauche des tractations infinies en vue d’alliances douloureuses ou improbables. Une forme de crash test qui aurait pu un peu plus encore envenimer les rancœurs. « Maintenant, l’enjeu est surtout de recoller les morceaux« , glisse Frédéric Monteil. Car la prochaine guerre des gauches sera de défendre et conserver le Département. En rangs inévitablement resserrés pour ne pas laisser passer l’extrême droite, ou la droite, jusqu’à la présidence de son dernier bastion.
Garder Elne et Cabestany, prendre Prades et Millas… les enjeux du second tour
Si la gauche a enregistré dès ce dimanche des victoires notables à Banyuls-sur-Mer prise par Aurélie Maillols, à Céret avec Michel Coste ou encore à Thuir avec Stéphane Mestres, le second tour affiche encore de gros enjeux notamment dans cinq communes des Pyrénées-Orientales. À Prades, Aude Vivès, vice-présidente du Département, fera face à Julien-Audier Soria (divers droite). À Ille-sur-Têt, une triangulaire opposera Alain Fabresse, divers droite et ancien du cabinet de Louis Aliot et deux « divers gauche » Claude Aymeric et Caroline Pagès. À Elne, la mairie communiste pourrait basculer à l’issue de la confrontation entre Steve Fortel, classé à l’extrême droite, André Trives (divers gauche) mais aussi Marie-Ange Izquierdo (divers centre). À Cabestany, la maire sortante communiste Edith Pugnet, en ballottage favorable, doit confirmer ses positions face à Jean-Pierre Brazès (divers droite désinvesti par le RN) et Olivier Mas (RN). Enfin, le PS compte bien reconquérir Millas via une victoire de Joseph Olive (divers gauche) lui aussi en position de leader contre trois autres prétendants divers droite : Cécile Quintus, Jacques Garsau et Olivier Senyarich.
Enfin, LFI et les Écologistes misent sur une résonance et une implantation un peu plus fortes, avec quelques conseillers municipaux supplémentaires dans les petites communes.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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