
DIRECT. Guerre au Moyen-Orient : pas de libération du détroit d’Ormuz par les alliés des Etats-Unis, suivez la situation en direct
18 mars 2026
Le khat, stupéfiant à mâcher, niche d’un trafic international
18 mars 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Un résumé rapide de « En Iran, la mort d’Ali Larijani fait craindre une radicalisation du régime » selon notre rédaction.
Résumé à retenir
“L’assassinat d’Ali Larijani constitue un nouveau tournant dans le conflit” au Moyen-Orient, observe L’Orient – Le Jour. Téhéran a confirmé mardi 17 mars, le décès du chef de la sécurité de la République islamique dans des frappes israéliennes.
Mercredi matin, le général Amir Hatami, a déclaré que la mort de cette figure clef du régime serait “vengée”, selon un média iranien. Un peu plus tard, les Gardiens de la Révolution ont annoncé qu’un barrage de missiles ayant visé Tel-Aviv dans la nuit avait été lancé en représailles à l’attaque qui a visé Larijani. Selon le Jerusalem Post, un couple de septuagénaires a été tué par des éclats à Ramat Gan.
“Depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei, le 28 février, l’élimination du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN), présenté par l’armée israélienne comme ’le dirigeant de facto du régime terroriste iranien’, constitue l’un des coups les plus significatifs portés à ce dernier”, estime L’Orient Le Jour. “Celui-ci se trouve ainsi privé à la fois d’un rouage central de son appareil sécuritaire et d’une figure pragmatique appelée à jouer un rôle dans de potentielles négociations”.
“Israël assassine tous ceux qui peuvent négocier avec les États-Unis”
Pour le quotidien libanais, “au-delà du choc immédiat, la mort de Larijani pourrait profondément reconfigurer les équilibres internes à Téhéran”, car “en pratique, elle affaiblit un courant qui, au moins théoriquement, restait ouvert à une gestion, voire à une désescalade, du conflit”. Le journal rappelle que ces derniers jours, “des informations, notamment relayées par Axios, faisaient état de contacts indirects entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et Steve Witkoff, proche de Donald Trump chargé du dossier iranien”. Ces échanges avaient été rapidement démentis par les deux camps, mais leur “simple évocation révélait l’existence d’une tendance pragmatique au sein du système iranien, une tendance qu’Ali Larijani paraissait pouvoir incarner”.
Contrairement à la Maison-Blanche qui, “à mesure que la guerre se prolonge et que ses coûts s’accumulent”, pourrait “privilégier une issue stabilisatrice, même au prix du maintien de la République islamique”, l’État hébreu semble, lui, chercher à “affaiblir l’Iran en profondeur”, analyse le journal libanais. “Israël assassine tous ceux qui peuvent négocier avec les États-Unis. Leur agenda est différent de celui de Trump”, a expliqué le chercheur Ali Alfoneh au quotidien de Beyrouth.
L’absence de Larijani “ouvre désormais la voie à une radicalisation ultérieure du régime”, estime L’Orient – Le Jour. À mesure que les assassinats ciblés se multiplient, l’espace de débat interne au sein du système iranien se réduit, concentrant davantage la prise de décision entre les mains d’acteurs plus rigides et sécuritaires, et diminuant d’autant les perspectives de sortie négociée du conflit”.
“Sentiment d’anxiété généralisée” au sein du régime iranien
La mort de Larijani a provoqué un “sentiment d’anxiété généralisée” au sein du régime iranien, rapporte le New York Times qui s’est entretenu avec deux responsables iraniens. L’un d’entre eux a confié au quotidien américain que beaucoup étaient inquiets pour la sécurité des dirigeants iraniens. “Tout le monde se demande qui sera le prochain visé”, a-t-il expliqué au Times. Les partisans du régime redoutent “qu’Israël ne s’arrête pas avant d’avoir tué tous les dirigeants iraniens et renversé la République islamique”, a expliqué un autre responsable s’exprimant sous le sceau de l’anonymat.
La mort de Larijani “suffira-t-elle à précipiter l’effondrement [de la République islamique] ? ”, s’interroge de son côté le Times of Israel. “Pour l’instant, il n’est pas du tout clair qui dirige réellement le pays. Mojtaba Khamenei, le fils d’Ali Khamenei, […] aurait été blessé lors de la frappe aérienne qui a tué son père et il n’a pas été vu depuis”. Mais “cela ne signifie pas automatiquement la fin du régime. Les alliés de l’Iran, le Hamas et le Hezbollah, ont tous deux subi une série de frappes israéliennes visant leurs dirigeants, et continuent pourtant de fonctionner”, souligne le site israélien. Ces derniers “n’avaient toutefois pas à faire face à une population en colère, désireuse de renverser leur régime”, observe-t-il.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a semblé mardi soir chercher à “exploiter immédiatement la frappe” contre Larijani, note le Times of Israel. Dans un message en anglais, il a appelé les Iraniens à “célébrer la Fête du feu”, une allusion à Chaharshanbe Suri, une célébration très ancienne, désapprouvée par la République islamique qui la considère comme une fête païenne. Le site israélien rappelle que “sa célébration donne souvent lieu à des manifestations contre le régime”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

9999999