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19 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « Il n’y a pas de perspective de baisse des prix » des carburants, observe le porte-parole des pétroliers en France
Les prix de l’essence et du gazole ont subi une forte hausse depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz.
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« Il n’y a pas de perspective de baisse des prix » des carburants, observe jeudi 19 mars sur France Inter le porte-parole des pétroliers en France, Olivier Gantois, alors que les frappes visant des infrastructures pétrolières s’accentuent au Moyen-Orient. Le président d’Ufip Énergies et Mobilités se dit « attentif à la situation », « tendu ».
Actuellement, il y a un « pic au-dessus des 115 dollars par baril et il n’y a aucune raison pour que les prix baissent » puisque les frappes se poursuivent, explique Olivier Gantois. Avant le début de la guerre en Iran, le prix du baril s’établissait autour de 65-70 dollars. « Les augmentations actuelles traduisent le fait que les marchés pétroliers sont inquiets. Cette inquiétude est justifiée par le fait qu’on ne sait pas combien de temps tout cela va durer. Et cette traduction en termes de hausse des prix, on ne sait pas quand ça s’arrêtera. Il est possible qu’à chaque nouvel évènement, le prix reprenne une petite hausse« , poursuit Olivier Gantois.
Au 20e jour de la guerre au Moyen-Orient, alors que le Brent grimpe de plus de 10% après des attaques sur des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ce jeudi, les prix des carburants en France sont toujours en légère hausse, selon les données du site gouvernemental prix-carburants.gouv.fr. Près d’un tiers des stations-service ont communiqué leurs prix jeudi matin. Le prix moyen du gazole est de 2,08 euros le litre jeudi à 10 heures, alors qu’il était de 2,05 euros lundi soir. Quant au sans-plomb 95, il coûte en moyenne 1,95 euros le litre ce jeudi. Le prix moyen était de 1,93 euros le litre lundi soir.
En revanche, le président d’Ufip Énergies et Mobilités n’observe pas, pour le moment, de signes de problèmes d’approvisionnement et donc de pénurie. « En Europe et en particulier en France, il n’y a pas de manque de produit, ni de pétrole brut, ni de produit fini pétrolier », souligne-t-il, notamment grâce au stock stratégique français et à la diversité des régions d’importation de barils de pétrole brut. En 2024, la France a importé seulement 13% de son pétrole brut du Moyen-Orient, contre 38% d’Afrique, 23% d’Amérique du Nord et 13% d’Europe, selon les chiffres de l’Ufip.
Source : www.franceinfo.fr

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