/https%3A%2F%2Fwww.franceinfo.fr%2Fassets%2Fcommon%2Fimages%2Fplaceholder-direct-0b6adc30.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
DIRECT. Municipales 2026 à Marseille : suivez le débat de l’entre-deux-tours entre le maire sortant Benoît Payan et son adversaire RN Franck Allisio à partir de 20h40 sur France 2
19 mars 2026Reuters.com
19 mars 2026Dans les Pyrénées-Orientales, la situation est extrême. On ne peut plus produire comme avant » : des solutions pour lutter contre la sécheresse dans le film documentaire « Cultiver la pluie
Le réalisateur Marc Khanne, derrière le documentaire Cultiver la pluie, s’empare des bouleversements climatiques pour explorer des solutions concrètes. Aux côtés d’une quinzaine de « cultivateurs de vie », notamment des Pyrénées-Orientales, son film met en lumière des pratiques capables de restaurer la biodiversité et de préserver les sols. Entretien.
Quel a été le point de départ de ce projet ?
Cela fait longtemps que je travaille sur les questions environnementales. J’avais déjà exploré le rôle des forêts dans un précédent film. Mais les sécheresses de 2022 et 2023 ont été un déclic. Elles ont été particulièrement marquantes, notamment dans les Pyrénées-Orientales. Il fallait raconter ce qui se passe et surtout montrer des solutions.
Un territoire frappé de plein fouet
Dans votre film, vous abordez notamment les problématiques rencontrées dans les Pyrénées-Orientales…
Dans les Pyrénées-Orientales, la situation est extrême. Quand on arrive dans le département, on voit directement une frontière entre le vert et le brun. Le paysage parle de lui-même. J’avais aussi connaissance des alertes de scientifiques locaux. Et puis mes coauteurs connaissaient déjà des initiatives menées sur le territoire.
Qu’avez-vous découvert sur place ?
Un territoire frappé de plein fouet par la sécheresse mais aussi très dynamique. La scène d’ouverture du film montre un sauvetage de poissons en plein mois de janvier… C’est révélateur. Mais surtout, j’ai rencontré des agriculteurs et des acteurs qui expérimentent d’autres modèles.
Par exemple ?
On parle beaucoup d’hydrologie régénérative. C’est une approche qui consiste à ralentir, infiltrer et stocker l’eau dans les sols. Cela passe par des pratiques simples mais oubliées : remettre des haies, couvrir les sols, limiter le tassement. On a détruit énormément de haies en France, alors qu’elles sont essentielles pour retenir l’eau et préserver la biodiversité.
Comme le concept de « ville éponge » développé à Elne…
Oui, c’est lié. L’idée est de rendre les sols urbains plus perméables pour que l’eau ne parte pas directement à la mer. Et en plus, végétaliser permet de faire baisser la température en ville de plusieurs degrés.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué humainement ?
Des parcours atypiques. Certains agriculteurs ne viennent pas du milieu et inventent d’autres façons de produire. Ils consomment parfois cinq fois moins d’eau que leurs voisins. Et surtout, ils retrouvent du sens et du plaisir dans leur métier.
Quel message final souhaitez-vous faire passer avec votre film ?
On ne peut plus produire comme avant. Le climat a changé, et il faut adapter nos pratiques. Mais les solutions existent déjà, sur le terrain. C’est ce que montre le film.
Source : www.lindependant.fr

9999999
/2026/03/19/tomates-13h-69bc1c417bf08287130260.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)