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19 mars 2026« On est passé de 200 000 colis à zéro » : la taxe sur les petits colis bouleverse les entreprises de la logistique française
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Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Des entrepôts complètement vides et des patrons d’entreprises dépités, la taxe sur les petits colis a un effet inattendu en France. Entrée en vigueur le 1er mars dernier, la filière logistique a vu son activité s’effondrer en quelques jours, avec la crainte, à la clé, de nombreux licenciements. Reportage dans le Val-d’Oise.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Aux portes de l’aéroport, Roissy-Charles de Gaulle, à Roissy-en-France, dans le Val-d’Oise, une entreprise qui réceptionne les colis venus de l’étranger est désespérément vide. « On avait jusqu’à 150 personnes par jour qui travaillaient ici. C’était une véritable ruche », assure Frédéric Campagnac, président de Clevy Links, devant un grand hangar vidé de toute activité. La taxe de 2 euros sur les petits colis chinois instaurée le 1er mars a mis l’entreprise à l’arrêt.
Il y a trois semaines, 200 000 colis transitaient sur place chaque jour dans l’entrepôt de 11 000 m². « On est passé de 200 000 à zéro. C’est-à-dire qu’on a une chute de volume qui est équivalente à la chute du volume qu’il y a eu au moment du Covid », précise Frédéric Campagnac.
Une catastrophe pour le leader du dédouanement, chargé de déclarer à la douane les marchandises importées, et pour sa centaine de salariés. « On est dans une situation d’incertitude, on ne sait pas de quoi va être fait demain », confie Vincent Seillier, de la direction des ressources humaines. « Ça me met mal à l’aise, parce que je dois répondre aux besoins premiers de ma famille. Et en plus, venir ici le matin juste pour venir, venir sans travailler, ce n’est pas bien », ajoute Brunel Borgela, superviseur logistique.
Depuis le 1er mars, la zone de fret de l’aéroport fonctionne au ralenti. Les déclarations douanières en e-commerce ont chuté de 92 %. Pour contourner cette taxe, les plateformes chinoises préfèrent passer par la Belgique, exemptée de cette taxe, avant de prendre la route vers la France. À l’aéroport de Liège, les arrivées de petits colis ont été multipliées par trois.
Après la France, une taxe européenne à 3 euros sur les colis entrera en vigueur le 1er juillet prochain. « Ça aurait pu être évité par un système coordonné européen qui est en discussion et qui permettrait de ne pas gérer ces perturbations. Nous, on espère qu’il y ait une suspension de cette mise en œuvre isolée par la France », pointe Yannick Buisson, vice-président de l’Union des entreprises Transport et logistique de France (UTF).
Selon l’Union des entreprises Transport et logistique de France, jusqu’à 1 000 emplois pourraient être supprimés.
Source : www.franceinfo.fr

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