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19 mars 2026
BFM Bourse – Jeudi 19 mars
19 mars 2026Sur le marché hebdomadaire du Boulou, ce jeudi 19 mars, à trois jours du second tour des élections municipales, les trois têtes de liste – Patrick Francés, Alain Granat et Rose-Marie Quintana-, étaient de sortie. L’occasion pour chacun de battre le pavé et tenter de convaincre les électeurs avant le verdict des urnes.
Comme chaque semaine – et plus encore à trois jours du scrutin –, le marché s’impose comme un passage obligé pour les candidats boulounencs. Sous un ciel nuageux et frais, parmi les étals de fruits et légumes et les odeurs de paella fraîchement préparée, la campagne électorale se joue aussi ici, au plus près des habitants. Dès les premières heures de la matinée, les trois têtes de liste, accompagnées d’une partie de leurs colistiers, ont arpenté les allées sans relâche. Sourire affiché, ils multiplient les échanges, parfois furtifs, parfois plus soutenus. Poignées de main appuyées, bises partagées, discussions improvisées : de la Rambla à la rue Arago, en passant par les cafés longeant l’avenue de Gaulle, chacun s’applique à capter l’attention. Patrick Francés, Alain Granat et Rose-Marie Quintana se prêtent volontiers à cet exercice. Une présence quasi incontournable pour espérer convaincre, ou au moins exister dans les derniers jours avant le vote, tout en cherchant à inciter les abstentionnistes à se mobiliser. Dimanche dernier, 40,90 % des inscrits ne se sont pas déplacés aux urnes, soit quatre électeurs sur dix.
« Le jeu »
Alors, il faut écouter les doléances, comprendre les attentes, répondre aux interrogations. Ici, un candidat s’attarde devant un stand présentant les projets pour la commune. Là, un autre enchaîne rapidement les salutations, pressé de couvrir un maximum de terrain. À quelques mètres, d’autres partenaires de liste distribuent les derniers tracts. Face à eux, les habitants oscillent entre curiosité, soutien discret et indifférence. Certains prennent le temps de s’arrêter, d’écouter, d’encourager ou de questionner. D’autres esquivent poliment, changent d’allée ou baissent les yeux pour éviter la discussion. « Ça fait partie du jeu. Et puis lundi, la vie reprend son cours« , commente Jean, un léger sourire aux lèvres, avant de s’éloigner avec son panier bien chargé. Au fil de la matinée, les candidats poursuivent leur déambulation, conscients que chaque échange peut compter. Seul absent du jour, le maire sortant divers gauche, François Comes, arrivé en 4ᵉ position au premier tour avec 15,05 % des suffrages, a annoncé son retrait du second tour, sans donner de consigne de vote. « C’est quand même le grand absent de ce second tour. Qui aurait imaginé ce scénario avant la campagne ?« , s’interroge Martine, dans ce théâtre à ciel ouvert qu’est le marché.
Source : www.lindependant.fr

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