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19 mars 2026Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : une triangulaire sous tension face à un RN en position de force
Dimanche 22 mars, trois candidats seront en lice pour le second tour de l’élection municipale à Bagnols-sur-Cèze : Pascale Bordes du RN arrivée en tête au premier tour (44, 26 %), suivie du maire sortant Jean-Yves Chapelet (18, 25 %) et de Jérôme Jackel (14,13 %).
Les jeux sont-ils faits à Bagnols-sur-Cèze pour le second tour de l’élection municipale qui prendra la forme d’une triangulaire ? De prime abord, c’est ce que laissent penser les résultats du premier tour. Dimanche 15 mars, en effet, la candidate RN Pascale Bordes est largement arrivée en tête des suffrages, avec une avance plus que confortable (44, 26 % des voix). Jusqu’ici, le Rassemblement national n’avait jamais pris la tête d’une élection municipale à Bagnols-sur-Cèze, ses candidats – Stéphane Perez puis Corine Martin – se plaçant en deuxième position à l’issue du premier tour en 2014 (24, 43 % des voix) et en 2020 (28, 83 %). C’est donc une première pour le parti – qui avait tout de même remporté les législatives en 2022 et 2024.
18, 25 % pour le maire sortant
« Une très très bonne surprise », a réagi à l’annonce des résultats Pascale Bordes, bien devant le maire sortant, Jean-Yves Chapelet. L’édile est arrivé en deuxième position avec 18, 25 %, soit plus de 20 points de moins qu’au premier tour des Municipales de 2020. Au lendemain de cette débâcle, l’élu avait ainsi appelé, dans un communiqué, les Bagnolais « à vous unir à nous pour le progrès et l’avenir » pour ne pas « laisser les clés de la ville à un parti », en l’occurrence le RN. Puis, quelques jours plus tard, avait indiqué, toujours dans un communiqué, « se refuser à toute fusion de liste, à toute alliance de circonstance qui n’est que tambouille ».
Le retrait de Philippe Broche
Car à l’issue du premier tour, ils étaient quatre à pouvoir se qualifier pour la semaine suivante. Outre Pascal Bordes et Jean-Yves Chapelet, Jérôme Jackel et Philippe Broche avaient franchi la barre des 10 % – seul Michel Cegielski (7, 93 %) n’était pas en position éligible. Le premier, arrivé en troisième position (15, 93 % des voix), avait le soir même affiché son souhait de se maintenir – un choix « qui permet au Rassemblement national d’emporter notre ville », avait critiqué le maire. Jérôme Jackel, soutenu par le parti Debout ! de François Ruffin, assurait même en début de semaine « avoir fait un appel du pied à Philippe Broche […]. À deux, on fait 30 % des voix ».
Un rapprochement aussitôt contesté par l’intéressé qui, mardi 17 mars avant le dépôt des listes en préfecture pour le second tour, annonçait sa décision de se retirer de la course. Un choix que le chef d’entreprise, arrivé 4e dimanche soir avec 14, 13 % des suffrages, expliquait en ces termes : « Nous nous retirons parce que nous n’avons pas les moyens d’aller chercher la victoire avec nos convictions. Et on ne donne pas de consigne de vote ».
Des alertes sur la progression de l’extrême droite
Dimanche soir, ils seront donc trois à briguer le poste de maire après une semaine où les alertes sur la progression de l’extrême droite ont fleuri de la part de la CGT, du PCF, du PS ou encore de LFI qui ont également regretté « l’absence de rassemblement » de la gauche à Bagnols-sur-Cèze pour cette élection. Des soutiens ont aussi émergé, notamment celui de la présidente de la Région Occitanie Carole Delga à la liste de Jean-Yves Chapelet, déjà appuyée par Horizons, Place Publique et le Modem. De son côté, Pascale Bordes avait, elle, reçu un soutien de poids avec la venue, quelques jours avant le premier tour, de Marine Le Pen.
Reste à savoir si, dimanche 22 mars, la candidate RN confirmera son score de haute volée. Car il reste bien une inconnue dans ce scrutin : l’abstention. Au 1er tour, elle s’élevait à 44, 90 %, au-dessus de celle de 2014 (40, 86 %). Les 5 864 Bagnolais qui ne se sont pas déplacés aux urnes dimanche 15 mars changeront-ils la donne dimanche 22 mars ?
Source : www.midilibre.fr

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